PIASTRES
EGYPTIENNES
1,14 Moyenne.
Toti
iDX
On conçoit qu'au point de vue des prix réels, des documents émanant de l'administration des douanes ne puissent fournir d'éléments sérieux de comparaison : les droits, tant à l'exportation qu'à l'importation, sont établis ad valorem en Egypte, sauf pour certaines matières, telles que charbons, etc., provenant de pays ayant un traité de commerce avec l'Egypte. La France n'en a pas. La valeur des articles d'exportation est déterminée, pour la forme, mensuellement, par le gouvernorat, assisté des notables commerçants et d'un représentant de la douane.
Le tarif de l'importation est, au contraire, déterminé par des experts faisant partie de l'administration des douanes.
La valeur réelle des riz importés, au contraire, tendrait plutôt à être exagérée par les douanes. La différence réelle de prix entre le riz indigène et le riz étranger peut être évaluée à environ 25 pour 100. La lutte est donc difficile pour le cultivateur fellah, et les débouchés sont forcément limités.
Emballage des produits. — Les riz décortiqués sont généralement emballés en couffes pesant chacune 75 okes. Les couffes sont faites ordinairement en feuilles de palmier.
Mode de perception des impôts. — Au lieu d'être recouvrable par douzièmes comme en France, l'impôt foncier est recouvrable en Egypte par vingt-quatrièmes, ou « kirats ».
Les khédives avaient non seulement exempté de la corvée tous les habitants des villages à riz, mais encore, chaque année, ordonnaient l'envoi de corvées, composées de milliers d'hommes, pour nettoyer les canaux embourbés par le limon du Nil et pour consolider les digues.
Aujourd'hui, pour les villages à riz, les époques de
perception et les recouvrements sont déterminés de la
manière suivante :
En janvier 3 kirals.
En février 2 —
En juin 2 —
En juillet I —
En octobre 3 —
En novembre 7 —
En décembre G —
Total 24 kirats.
Tel est l'ensemble des renseignements que nous avons
pu recueillir sur la culture actuelle et le commerce du
riz en Egypte.