VERRIÈRES
Exposition générale. — Le territoire de Verrières, dont l'étendue est presque aussi considérable que celui d'Antony, est situé en partie en plaine et en partie en coteau. Il est borné : au nord, par les territoires d'Aulnai et de Chatenai; au levant, par celui d'Antony; au midi, par celui de Massy, et, au couchant, par ceux d'Igny et de Bièvre. On voit, au couchant du village, un coteau qui est un prolongement de ceux de Châtillon, de Fontenai-du-Plessis et d'Aulnai, et dont la direction est toujours à peu près la même, c'est-dire du nord au midi. Ce coteau est en plaine à sa partie supérieure ; mais, du
côté du village, sa pente est assez rapide. La petite rivière de Bièvre sépare, au midi de Verrières, son territoire de celui de Massy ; son cours est du couchant au levant. En quittant le territoire de Verrières, elle va traverser celui d'Antony, ainsi que nous l'avons dit plus haut. On voit, au nord du village, le petit ruisseau des Godets, qui prend sa source au bas du coteau et qui va se jeter dans la Bièvre, après avoir traversé une partie du territoire de Verrières.
Qualité des terres. — Les terres de cette paroisse sont d'une bonne qualité dans la plaine ; elles abondent en terreau, sont plus ou moins argileuses et contiennent beaucoup de sable quartzeux. Elles deviennent d'une médiocre qualité à mesure qu'on approche du coteau : elles sont plus légères, plus sèches et plus sablonneuses. Elles sont d'une mauvaise qualité sur la partie inclinée du coteau ; la couche végétale n'a que quelques pouces d'épaisseur, et on y voit, au-dessous, du sable fin presque pur, des graviers et des cailloutages. On trouve, au nord du village, quelques propriétés dont les terres basses et argileuses conservent longtems l'humidité fournie par les pluies.
Minéralogie. — Le coteau de Verrières ne diffère pas de ceux de Châtillon, de Fontenai, du Plessis et d'Aulnai, dont il est une suite. Sous la couche végétale sablonneuse, on ne trouve que des sables plus ou moins purs et diversement colorés. On voit à différens endroits, sur la surface du terrain , des silex et des grès ferrugineux. On retire vis-à-vis du village un beau sable très fin, d'un rouge pâle, dont on se sert pour les allées des jardins et pour bâtir.
Productions. — Une grande partie des terres de Ver-
l'agriculture des environs de paris en 1786. 323
rières est plantée en bois de chênes, parmi lesquels il y a quelques bouleaux et beaucoup de noisetiers. Sur la partie inclinée du coteau, on voit beaucoup de châtaigniers mêlés parmi les chênes et les bouleaux. Les terres de la plaine sont très bien cultivées. On y voit beaucoup de blé, des seigles, des orges, des avoines, des pois, des haricots, des fèves de marais, etc. Il y a beaucoup de prairies artificielles en luzerne, et quelquesunes en trèfle : celles-ci réussissent très bien dans les terres fortes et humides qui se trouvent au nord du village. On trouve beaucoup de vignes du côté d'Antony et deChatenai, et, au bas du coteau, il y a peu de groseilliers, mais beaucoup d'arbres fruitiers : des pruniers, entre le village et le coteau ; des cerisiers, des poiriers, des pommiers et des néfliers répandus dans tout le terroir.