XXIV ANTOINE PASSY
« traces charbonneuses. Le succin s'y trouve mêlé en « grains de diverses grosseurs, mais qui n'excèdent pas un « pouce et demi. Il tient généralement au bois, et plu- « sieurs morceaux portent l'empreinte de l'écorce, pence dant que la partie extérieure est mamelonnée comme « les résines des arbres vivants. » Un autre ouvrage, non moins intéressant et non moins remarqué, est une Note géologique sur le puits de Meulers, insérée au Recueil de la Société d'histoire naturelle de Paris, en 1828. Ce puits avait été ouvert en 1796 par M. Castiau, venu de Liège pour chercher une mine de houille dans la Seine-Inférieure. Il atteignit 375 mètres de profondeur. Les échantillons des couches traversées par cette fouille remarquable étaient amassés dans les armoires de l'Académie de Rouen. M. Passy les a nommés et classés, et en a établi la concordance avec les couches des terrains inférieurs à la craie qui se montrent à l'œil dans le pays de Rray.
C'est à ces titres que M. Antoine Passy dut la flatteuse distinction dont la Société géologique l'honora; nommé vice-président en 1838, il fut élu président en 1841, et la vice-présidence lui fut de nouveau décernée en 1849.
Tels étaient les travaux qui occupaient M. Passy après sa démission des fonctions publiques; aucun vide ne se faisait sentir dans sa vie. Au contraire, il semblait se rattacher avec plus d'entrain à ses études favorites, et c'est avec justesse que Réranger, avec lequel il entretenait une correspondance amicale, lui écrivait, le 6 mars 1840, au sujet de sa retraite comme sous-secrétaire d'Etat : « On dirait que vous quittez les emplois « supérieurs avec autant de plaisir qu'on descend de