‹ Mélanges scientifiques et littéraires (volume 3)Chapitre 18 sur 67 · ANTOINE PASSY. XXIX · texte numérisé non relu

ANTOINE PASSY. XXIX

de membres d'une même famille, partageant les mêmes droits à la reconnaissance du pays !

M. Passy prêta un concours dévoué à la fondation de la Société d'acclimatation. Il prit une part active à ses travaux, et en devint le vice-président. Dans le discours d'ouverture de la cinquième session qu'il prononça le 14 février 1861, il définit, avec la justesse habituelle de son langage, le but de la Société : « La zoologie, dit-il, « est un mot que le peuple prononce uni à celui d'accli- « matation, depuis qu'il sait que la science a pris pour « tâche journalière d'ajouter de nouvelles espèces aux « animaux de travail; d'augmenter les troupeaux qui « portent des toisons, les insectes qui filent la soie ou « sécrètent la cire ; de multiplier les poissons et les « coquillages qui se font rares dans les eaux de la mer « et dans celles de nos fleuves. Elle veut varier les qua- « drupèdes et les volatiles qui peuplent nos bassesce cours. » En 1863 il fit paraître dans l'annuaire de cette Société, sous le titre de Notes, un véritable traité sur la domestication et l'acclimatation des animaux. Sa constante pensée était de ramener les spéculations de la science à des applications pratiques. « La domestication « et l'acclimatation des animaux utiles ont été, disait-il, « le travail long et successif de la société humaine depuis « son origine, travail dont la civilisation actuelle a re- « cueilli les fruits sans se préoccuper beaucoup de les « multiplier, quoiqu'elle dispose de bien plus de moyens « d'action que les nations primitives lorsqu'elles eurent « à soumettre des animaux encore sauvages. » Il revenait sur la même idée en 1873, dans un excellent travail sur les cheptels de la Société : « Nous disons à tous, écrivait- « il, venez à nous pour vous approprier ce que nous dé-

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