‹ Mélanges scientifiques et littéraires (volume 3)Chapitre 24 sur 67 · DISCOURS SUR AUGUSTE LE PREVOST · texte numérisé non relu

DISCOURS SUR AUGUSTE LE PREVOST

qu'il avait toujours sincèrement aimée, et recueillit, dans la fidélité de ses amis, dans l'incomparable dévouement d'une âme délicate et tendre, des consolations et des secours à l'épreuve de la cécité.

Il meurt sans avoir terminé l'œuvre qui fait tout le fond de sa vie, et ses élèves se consacrent à la mission difficile de publier ses Notes et d'assurer l'honneur de son nom. La Société d'agriculture de l'Eure, qu'il avait un peu délaissée, se venge en se précipitant sur sa renommée et en la faisant sienne. Elle met ses travaux en lumière et commande ce buste au moment même où la ville de Bernay donne à l'une de ses rues le nom d'Auguste Le Prévost. Enfin, le jour où nous lui rendons un solennel hommage, la Normandie se trouve réunie et représentée à Bernay par les membres de la grande Association normande.

Messieurs, toutes ces chances heureuses ont fait le courant d'une grande fortune. Il faut s'y abandonner. Elevons, à l'exemple de Le Prévost, nos cœurs vers la patrie normande, vers la terre de nos pères et de nos enfants, vers le village, vers le clocher, la demeure où s'est passée notre vie, et dont Le Prévost voulait raconter la modeste histoire. Aimons comme lui, travaillons comme lui et redoublons de zèle et d'ardeur, pour mériter qu'on redise un jour en notre nom ce mot de Cicéron, dont Le Prévost avait fait sa devise et sa règle : « Connais ta patrie. — Nosce patriam: postea vlator eris. »

SOCIÉTÉ D'AGRICULTURE, ARTS. SCIENCES ET BELLES-LETTRES

I>U DÉPARTEMENT 1>F. L'EURE

PRONONCE

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