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LES STATIONS AGRONOMIQUES ET LES LARORATOIRES DE CHIMIE

L'Europe tout entière possède aujourd'hui des établissements où l'enseignement agricole est poursuivi dans les formes nouvelles que lui imposent les progrès de la science. L'Italie est récemment, mais résolument entrée dans cette voie de salut, et il n'est aucun gouvernement qui l'emporte sur le gouvernement italien, par l'abondance de ses publications de statistique officielle . Le ministère de l'agriculture et du commerce a publié un exposé de l'organisation et un compte rendu des travaux des stations agronomiques pour l'année 1885. C'est ce travail que je voudrais analyser en attendant d'autres documents qui nous permettront d'étudier les Ecoles pratiques et les Ecoles spéciales

d'agriculture eu Italie. Ce travail est divisé en quatre chapitres principaux, sous les titres de :

Stations agronomiques,

Stations spéciales,

Laboratoire cryptogamique de Pavie,

Laboratoires chimico- agricoles.

Je me propose d'examiner ces établissements dans leur organisation générale, en appuyant surtout sur ceux qui, par leur situation géographique ou leur spécialité, ont, pour nous autres Français, un intérêt direct et sérieux.

Cette étude ne fait pas double emploi avec le travail que M. Grandeau a publié dans les Annales de la science agronomique, 1884, t. II, page 153. Non seulement M. Grandeau indique le fonctionnement des stations agronomiques italiennes depuis 1870 jusqu'en 1884: mais il donne très utilement la liste des recherches scientifiques exécutées pendant cette période dans chaque laboratoire. La présente étude vient donc compléter la publication de M. Grandeau par l'analyse du Rapport officiel du Ministère de l'agriculture d'Italie pour l'année 1885.

Ajoutons que l'honneur de la fondation en Italie des stations agronomiques revient à M. Mivaglia, directeur de l'agriculture au Ministère de l'agriculture à Home et à M. le professeur Cossa, le directeur de la première station italienne à Turin.

Stations agronomiques. — Les stations agronomiques italiennes, à la fin de 1885, étaient au nombre de neuf. La plus ancienne remonte à 1871, la plus récente à 1877.

Sur ces neuf stations, quatre sont autonomes, c'està-dire ne relèvent que d'elles-mêmes. Elles ont pour siège : Modène, Turin, Rome et Palerme; la station de

Milan est annexée à l'Institut supérieur; quatre, situées à Udine, Florence, Forli etCaserte, se rattachent à des instituts techniques. Toutes ces stations, celle de Milan exceptée, sont subventionnées, dans des proportions différentes, par l'Etat, la province et les communes. Deux, celles de Modène et de Palerme, reçoivent en outre une subvention du commerce agricole, et de la chambre de commerce, établie dans la localité.

La station de Modène, dite station expérimentale agricole, a été fondée en 1871. A son origine, elle était placée sous la surveillance d'un conseil directeur formé de cinq membres, un membre représentait le ministère, deux la province, un la commune, enfin le directeur de la station. Son personnel se composait d'un directeur-professeur, d'un ingénieur secrétaire de la direction, d'un chef de laboratoire, d'un chef des cultures et d'un garçon de bureau. De 1871 à 1879, cet établissement fut chargé spécialement :

1° D'examiner chimiquement la composition des terres et de faire les expériences sur les mêmes terres;

2° D'examiner chimiquement et de déterminer expérimentalement la valeur relative des substances fertilisantes;

3° De faire des recherches expérimentales touchant la viticulture et l'œnologie ;

4° De faire des études microscopiques et des essais tendant à constater la précocité de la graine de vers à soie ;

o° De poursuivre des recherches sur l'alimentation et l'élevage des animaux domestiques, considérés comme moteurs et comme bétail d'engrais;

6° De répandre, à l'aide de publications et de conférences, les résultats des expériences faites.

Un laboratoire de chimie, un cabinet de microscopie et un champ d'expériences aunexés à la station, devaient, en outre, recevoir et analyser, d'après un tarif établi, les échantillons de terres, d'engrais, de fourrages, de substances alimentaires, d'eaux, de graines végétales, de graines de vers à soie, envoyés par les particuliers.

Outre le produit nécessairement éventuel et très variable des études entreprises pour le compte des particuliers, la station recevait du gouvernement une subvention fixe annuelle de 3,000 francs, de la province 2,000 francs, et de la commune 1,000 francs.

Le minimum de la rétribution à payer d'après le tarif était fixé à 50 centimes pour la détermination de la matière grasse du lait, de l'alcool du vin, de l'acidité du vinaigre, et des variétés de vers à soie. Le maximum, 20 francs, était demandé pour l'analyse complète des terres, des fourrages, du lait.

Le nombre des analyses pour chaque catégorie d'objets étant donné dans le rapport pour chaque année jusqu'en 1879, il est facile de calculer le montant des ressources que ces travaux ont pu procurer à la station.

Pendant cette première période, le nombre des examens au microscope n'est mentionné qu'à partir de l'année 1878. Dès cette année, il atteignait le chiffre remarquable de 4,871 pour tomber l'année suivante à 859. Ce genre de recherches, traité à 1 franc pour les farines et de 1 à 5 francs pour les substances alimentaires, a dû donner des profits assez considérables et contribuer à l'entretien de la station.

En 1879, la station est soumise à une réorganisation qui modifie le programme de ses travaux, et lui assure une dotation plus large.

La dotation est portée à 11,450 francs dont 4,800 fournis par l'État, 4,000 par la province, 2,000 par la commune, et 650 par le Comice agricole qui, en outre, cède à la station la jouissance gratuite d'une certaine étendue de terre.

Quant au programme des recherches principales, il comprend :

1° La physiologie des céréales et des fourrages (anatomie, morphologie, physique, chimie, mécanique, en un mot, étude complète de ces végétaux et de leurs produits) ;

2° La culture des céréales et des fourrages, l'introduction et l'acclimatation des variétés ou des espèces nouvelles de céréales et de fourrages, etc. ;

3° La pathologie des céréales et des fourrages (maladies, moyens de les prévenir ou de les combattre) ;

4° La falsification, l'altération, la détérioration des céréales et des fourrages, soit qu'on envisage la semence, soit qu'on les considère au point de vue de leur pleine végétation ou de leurs transformations industrielles (farines, pâtes, etc.).

Les recherches secondaires portent :

Sur l'analyse chimique des substances fertilisantes, sur l'analyse chimique et mécanique des terres et des roches formant sous-sol;

Sur l'analyse chimique des eaux potables et d'irrigation;

Sur l'analyse chimique, microscopique et botanique des céréales, des plantes fourragères et de leurs produits immédiats ;

Et sur l'analyse microscopique de la graine de veràsoie.

En outre, la propagande et la diffusion des connaissances agricoles sont poursuivies, soit par l'enseignement pratique donné aux élèves admis dans les labora-

foires de la station, soit par des conférences publiques.

La station possède un cabinet de micrographie, une bibliothèque, un musée d'échantillons de céréales et de fourrages, un laboratoire de chimie agricole et un jardin d'expériences. Son personnel se compose d'un directeur, d'un chimiste et d'un aide de laboratoire. Le personnel scientifique reste à la nomination du gou vernement; le personnel inférieur est nommé par le conseil d'administration.

Ce programme, fidèlement observé depuis son institution en 1879, a produit des résultats excellents; et des observations intéressantes ont été relevées sur la culture et la contenance en sucre du sorgho ambré, sur le blé hérisson barbu, sur le maïs de Cuzco, sur les résultats comparatifs du blé cultivé après sorgho, betterave et maïs, sur la productivité du trèfle rouge dit violet de Vilmorin, sur l'acclimatation de la Reana ou Euchlaena luxurians, etc., etc.

Enfin, le cabinet microscopique est pourvu de trois microscopes excellents et de tous les instruments qui facilitent les études de pathologie et d'anatomie végétales;

La bibliothèque s'est enrichie de 600 volumes choisis, et des collections de plusieurs herbiers fort importants.

La station de Turin. — La fondation de cette station remonte également à 1871, et l'exposé de ses travaux se termine à la lin de 1885.

Primitivement confiée à Cossa, professeur de chimie agricole du Musée industriel italien, sa direction a été depuis 1882 remise à un directeur nommé au concours.

Dans le principe, les travaux de cette importante stat/on ont eu pour objet :

1° L'analyse des terres, des eaux, des engrais, avec ex-

périences comparatives touchant la production végétale;

2° L'examen et l'établissement de la valeur relative des instruments aratoires et des machines agricoles;

3° Des études géologiques au point de vue des terres cultivables du Piémont.

Simultanément un laboratoire d'essai reçut mission d'analyser les produits agricoles, les raisins, les moûts, les vins, les fourrages, les céréales, les betteraves à sucre, etc. De 1871 à 1883 inclusivement, les analyses, payées d'après un tarif dont le chiffre minimum est de 1 franc (détermination de l'alcool dans les vins et liqueurs, lait) et le maximum de 25 francs (analyse complète des terres arables) n'ont produit la première année qu'une somme totale de 228 francs. Mais dès l'année suivante, ce produit atteignait le double, et s'élevait à 1,782 francs pour 1883, dernière année dont il soit fait mention. En somme, et, pour les 13 années de la période révolue, l'ensemble des analyses diverses a rapporté 11,561 francs en totalité. Depuis 1883, le nombre des analyses n^ cessé d'augmenter de la part des particuliers.

A ces travaux entrepris à titre privé, sont venus se joindre d'autres travaux demandés par des associations diverses et par le gouvernement. C'est ainsi qu'on a étudié la composition du sorgho ambré du Minnesota (É.-U. d'Amérique) provenant des champs où la culture de cette plante a été essayée par ordre du ministère de l'agriculture d'Italie ; que l'on a analysé les tabacs cultivés dans les diverses régions de la Péninsule ; que l'on s'est livré à des expériences sur la culture et la production de la betterave à sucre, à des recherches sur la maturation du raisin et sur la composition des moûts et

des vins indigènes, etc., notamment des vins des provinces de Turin, de Cuneo, de Novare et de Corne.

Pour exécuter tant d'opérations différentes et délicates, la station fut pourvue d'un matériel de recherches complet et perfectionné : balances d'analyses, récipients en verre et en porcelaine, vases gradués pour l'analyse volumétrique , polarimètres, saccharimètres, microscopes, spectroscopes, colorimètres, appareils pour l'analyse physico-mécanique de la terre, machine à gaz du système Langenet Wolff de Vienne, delà force nominale d'un demi-cheval vapeur, employée presque exclusivement à scier les roches, machine dynamo-électrique Siemens, machine pneumatique de Bianchi de Paris.

Outre une bibliothèque de 700 volumes, la station reçoit les recueils scientifiques les plus estimés, dispose d'un petit jardin d'expériences, complété par des champs mis gratuitement à sa disposition par des propriétaires en vue des cultures expérimentales sur une échelle plus grande.

La station est entretenue au moyen des subventions suivantes :

6,000 francs fournis par le gouvernement.

8,000 — — par la municipalité de Turin.

4,000 — par la province de Turin.

A ces 18,000 francs annuels, vient s'ajouter le casuel provenant du laboratoire d'analyses, et qui en moyenne a donné annuellement, de 1871 à 1883, une recette de près de 900 francs.

Ces ressources suffisent non seulement à rétribuer le personnel scientifique de la station, composé d'un directeur, de deux chimistes-assistants, d'un secrétaire pour

la comptabilité et d'un garçon de laboratoire, mais encore à payer ou à entretenir les appareils, les ouvrages, les abonnements aux journaux scientifiques, à pourvoir, en un mot, à tous les frais quels qu'ils soient.

La station est administrée par un conseil qui a pour président né le directeur du Musée industriel italien, et par cinq membres élus ou désignés pour cinq ans, l'un par l'Etat, deux par le municipe de Turin et deux par la province, non compris le directeur de la station, qui est membre de droit.

Deux ou trois élèves, possédant déjà les notions élémentaires d'analyse chimique et désireux de se consacrer à des études comme celles qui se poursuivent dans l'établissement, sont admis à prendre part aux travaux du laboratoire.

Les travaux particulièrement signalés pendant les années 1883, 1884 et 1885, sont les suivants :

Recherches sur la composition des vinaigres naturels et sur leur différence avec les vinaigres artificiels, par l'ingénieur Zecchini et une étude comparative des moûts des raisins d'Europe et des raisins provenant des cépages américains. — Recherches sur le manque d'acidité d'un grand nombre de vins du Midi. — Expériences culturales sur le sorgho du Minnesota et sur la betterave à sucre.

Les vins salés, par leDr Alfonse Rosa. — Les expériences sur un nouveau procédé de distillation des substances contenant de l'alcool (en cours d'exécution), par le directeur Dr François Kœnig.

Par une dernière note, le rapport fait connaître que les recettes provenant des analyses d'échantillons envoyés par les particuliers ont monté à 2,433 francs en 1884, et à 3,645 francs en 1885, sommes bien supé-

rieures aux recettes les plus fortes de la première période, qui n'avaientpas dépassé, en 1883, 1,782 francs. La station de Rome. — Fondé en 1872, cet établissement, dénommé Station royale expérimentale chimicoagricole, ne semble pas, malgré sa situation privilégiée sous tant de rapports, avoir fait preuve d'une activité, d'une vitalité comparable à celle de la station dont je viens de parler. Doté d'une subvention annuelle de 15,000 francs dont 6,000 francs fournis par l'État, 6,000 francs par la province et 3,000 francs par le comice agricole, et malgré un tarif élevé d'analyses (80 francs pour l'analyse chimique complète d'une terre, d'une eau potable, d'un échantillon de vin, et le reste à l'avenant), les dépenses n'ont pas tardé à dépasser les recettes; les dettes sont survenues, et, pour comble d'infortune, le comice agricole a fini par se déclarer incapable de continuer la subvention annuelle de 3,000 francs qu'il s'était engagé à servir.

L'État, il est vrai, est venu généreusement à son secours en comblant le déficit, et en augmentant la subvention primitivement consentie par lui. Mais cela n'a cependant pas suffi pour assurer la prospérité financière de cette station, pourtant recommandable par les travaux qu'elle a exécutés. Ces travaux, toutefois, ayant pour objet tout spécialement la campagne romaine, n'ont pas un intérêt bien marqué pour nos régions de France ou d'Algérie.

La station de Palerme a été instituée en 1872, avec le concours pécuniaire de l'Etat, de la province, de la municipalité, du comice agricole, de la Société d'acclimatation et de la Chambre de commerce de Palerme. J'espérais trouver, soit dans l'organisation, soit dans

les travaux de cette station, quelques indications dont aurait pu profiter l'Algérie qui, par son climat, présente plus d'une analogie avec la Sicile. Il n'en a rien été. En dehors peut-être des recherches œnologiques, le reste du programme ressemble à celui des stations d'une région quelconque. Les recherches œnologiques ellesmêmes ne produisent guère qu'un certain nombre d'analyses qui ne suffisent pas pour tirer des conclusions intéressant notre viticulture algérienne.

On peut en dire autant des autres stations d'Udine, de Forli, de Florence, de Caserte, et même de celle de Milan. Cette dernière, malgré l'importance que lui donne sa situation dans une ville si célèbre par ses institutions scientifiques, au centre d'un pays où les irrigations jouent un rôle prépondérant et sont, par là même, l'objet d'études nombreuses, n'est pas mise en relief dans le rapport que nous analysons. Nous apprenons seulement que, fondée en 1871, comme annexe de l'Ecole supérieure d'agriculture, elle a été distraite de cet établissement vers la fin de 1877, pour être rattachée en 4879 à l'Ecole royale vétérinaire, sous la direclion du professeur A. Pavesi.

Stations spéciales. — Ces stations, au nombre de quatre, ont chacune un champ limité de travaux et d'études.

A Asti, on fait de l'œnologie expérimentale.

A Lodi, on s'occupe expérimentalement de l'industrie fromagère.

A Padoue, on poursuit des expériences sur la sériciculture.

A Florence, on étudie de préférence l'entomologie agricole.

I. La station œnologique d'Asti, créée en 1872, se soutient au moyen d'une subvention annuelle de do, 500 fr. Son laboratoire possède un outillage complet, sa bibliothèque renferme plus de 700 volumes, et son jardin d'expériences est garni d'une collection de plus de 250 cépages divers.

Son nombreux personnel scientifique se fait remarquer par une grande activité. Outre des conférences sur l'œnologie théorique et pratique, sur les falsifications du vin, les savants qui composent ce personnel ont, de 1876 à 1885, publié les résultats de leurs recherches dans 114 brochures sur les différentes branches de l'industrie viticole et vinaire. Parmi ces travaux, je crois devoir signaler les suivants :

1° Une nouvelle méthode pour doser directementl'alcool dans le vin et les liquides alcooliques, par l'ingénieur E. Grasse. L'auteur fonde sa méthode sur la solubilité du sulfate de potasse dans un mélange d'eau et d'alcool. Cette solubilité est en raison inverse de la contenance en alcool ; plus la proportion de l'alcool est forte, moins la solubilité est grande.

2° Des analyses du moût de diverses variétés de raisins produites par des vignes cultivées dans un même terrain, par l'ingénieur E. Rotondi. L'auteur trouve que, tandis que des vignes donnent des moûts de 20 à 22 p. 100 de matière sucrée, après avoir absorbé depuis la floraison jusqu'à la maturité 2,400 degrés de chaleur et 9,500 degrés de radiation solaire, il y en a d'autres dont les moûts atteignent à peine 8, 11 et 15 p. 100 de glucose avec 3,200 degrés de chaleur et 10,200 degrés de radiation solaire. Les vignes à floraison précoce sont celles qui réclament le moins de

chaleur pour produire une quantité plus grande de sucre.

3° De nouvelles expériences sur la désinfection des végétaux, par le Dr F. Kœnig, directeur. Ces expériences, commencées en 1880, ont été continuées pendant les années suivantes sur un grand nombre de végétaux divers. L'auteur a trouvé qu'un demi-gramme d'acide cyanhydrique par mètre cube d'air suffit pour tuer le phylloxéra et ses œufs, après en avoir subi l'action pendant une demi-heure, tandis que les plantes les plus délicates exposées à la même influence n'en souffrent pas sensiblement. En 1882 et 1883, il a fait des expériences sur une grande échelle, et a constaté que ce système de désinfection lui donnait les mêmes résultats. Ce système constituerait donc un procédé applicable dans la pratique.

4° Citons encore des expériences sur divers moyens de combattre le mildeAV, par le Dr François Ravizza. L'auteur, après avoir fait de nombreuses expériences avec 13 substances différentes, quelques-unes pulvérulentes, d'autres en solution ou en suspension, conclut à l'efficacité entière des sels de cuivre pour combattre cette maladie.

IL Station expérimentale de fromagerie de Lodi. — Cette station, fondée en avril 1871, a eu des commencements laborieux, principalement dus à des difficultés matérielles d'installation. Plusieurs fois modifiée et réorganisée, soit dans son programme, soit dans son personnel, elle est, depuis quelques années, en pleine et féconde activité, sous la direction de M. le Dr Charles Besana.

Le nombre de ses élèves qui, en 1881, n'était que de 4, n'a cessé de grandir et atteignait le nombre de

27 en 1885. Tous les élèves de cette école, leurs études terminées, ont trouvé des positions lucratives, soit dans des laiteries par association, soit chez des particuliers.

Les cours durent trois mois, et ont pour objet de former, non seulement des directeurs de laiterie, mais encore des contremaîtres de fromagerie. Yoici le programme des cours :

L'instruction consiste en leçons et en exercices pratiques de fabrication de fromages.

Les exercices pratiques comprennent principalement :

L'écrémage du lait d'après diverses méthodes, c'està-dire l'écrémage ordinaire, l'écrémage avec refroidissement du lait, l'écrémage centrifuge ;

La fabrication du beurre de crème et du beurre de petit-lait ;

La fabrication des principaux types de fromage, gras, demi-gras ou maigre selon la méthode suisse, du stracchino d'après la méthode lombarde, etc. ;

La fabrication des recuites.

Les leçons traitent de la fabrication des fromages et embrassent tout ce qui concerne le lait, depuis les premiers jours de la lactation jusqu'à la transformation finale, en passant en revue les influences exercées sur sa nature et ses propriétés par l'alimentation, les maladies, les sophistications. Des notions sommaires de zootechnie sont également données aux élèves, afin de les guider dans le choix des meilleures vaches laitières, dans la connaissance parfaite de leur alimentation, au point de vue de la production du lait, dans l'influence de leur habitation, etc. Des excursions et des exercices pratiques dans diverses vacheries complètent cet enseignement.

Les élèves forment trois catégories distinctes. Dans la première, sont admis des élèves libres. L'instruction leur est donnée gratuitement. Ceux qui ont suivi des cours régulièrement et avec profit peuvent obtenir de la Direction un certificat d'assiduité. Dans la seconde et la troisième on reçoit les élèves ou apprentis proprement dits, qui sont astreints à des obligations diverses selon qu'ils se préparent à être contremaîtres de fromagerie ou directeurs de laiterie.

Les élèves contremaîtres sont tenus de se prêter à tous les travaux de fabrication, même aux travaux qui entraînent un service personnel. On ne leur demande aucun concours littéraire ou scientifique.

Les élèves-directeurs sont, au contraire, présumés avoir une certaine instruction; ils doivent mettre la main aux travaux delà fabrication, et en outre relever les observations ou coopérer aux expériences scientifiques; enfin tenir les registres de la station. En revanche, ils sont exonérés des travaux matériels, tels que nettoyer les appareils et les locaux, fendre le bois, pomper l'eau, allumer les feux et transporter des fardeaux.

Tous doivent être présents pendant la durée du cours et participer aux diverses opérations, c'est-à-dire : recevoir le lait, fabriquer le beurre, le fromage, la recuite, saler et gouverner le fromage, écrémer le lait, etc. De plus, ils doivent aider le personnel de la station, chacun dans la mesure de ses capacités.

Chaque élève pourvoit à son logement et à son entretien comme il l'entend. Les élèves contremaîtres sont tenus encore de se procurer et de revêtir le costume et le tablier réclamés par leur service.

La station reçoit une dotation annuelle de 1 2,850 francs

dont 5,850 fournis par le ministère de l'agriculture, 5,200 par la province de Milan, 1,300 par la commune, et 500 par la Chambre de commerce de Lodi. Environ moitié de cette subvention sert à payer son personnel composé d'un directeur, de deux assistants, et d'un commis-fruitier; l'autre moitié sert à défrayer les expériences, les acquisitions de matériel, de livres, de combustible, les correspondances, etc. C'est avec ces ressources qu'elle est parvenue à former une bibliothèque composée, à la fin de 1885, de 471 volumes ou publications spéciales, et à se constituer un matériel dont la valeur totale, à la même époque, était estimée à 22,845 francs.

Enfin la station de Lodi atteste son activité scientifique par la publication d'un Annuaire dont six volumes ont paru et ont été tirés à de nombreux exemplaires que l'on adresse aux associations agricoles, aux principaux journaux agronomiques et même à toutes les personnes connues pour s'intéresser aux questions d'industrie laitière.

J'ajouterai que, dans le but de propager dans toute l'Italie les connaissances et les procédés rationnels de cette industrie, en même temps que pour suivre sa marche, un décret royal en date du 12 janvier 1883 a institué des Observatoires de laiterie et de fromagerie. Aujourd'hui, on compte cinq établissements de ce genre situés : à la laiterie de Meano, à Villa di Villa dans la province de Bellune, à Talamone dans la province de Sondrio, à Taibon dans la province dUdine, et près la laiterie privée des frères Granella à Carpenedolo, dans la province de Brescia.

lll. Station bacologique expérimentale de Padoue. — De même que la station précédente (industrie laitière), la station bacologique de Padoue, fondée en 1871 sur le

modèle de celle de Goritz (Autriche), a eu des commencements difficiles. Je n'entrerai pas dans l'histoire des vicissitudes qu'elle a traversées et j'arrive directement à son état actuel, qui est devenu très florissant, grâce à la persévérance et à l'habileté de son fondateur et de son directeur, M. Yerson.

Son personnel se compose d'un directeur, d'un vicedirecteur, d'un assistant et d'un secrétaire comptable.

Son existence et ses travaux sont assurés par une subvention annuelle qui, primitivement de 6,000 francs, a été portée à 8,900 francs par l'Etat. A ces ressources viennent s'ajouter annuellement 6,000 francs fournis par la province, 1,000 francs par la Chambre de commerce, et 2,000 francs par la commune.

Les frais de premier établissement se sont élevés à 10,000 francs dont 3,000 fournis par la province, 1,000 parla Chambre de commerce, 1,000 par la municipalité, et 5,000 par l'État.

La station a pour mission de faire des recherches expérimentales, de produire de la graine qu'elle distribue à des associations, à des observatoires séricicoles et aux particuliers qui en font la demande. Elle reçoit des élèves à qui elle donne l'instruction spéciale de l'éducation des vers à soie, publie un bulletin où ses travaux sont consignés, fait des examens au microscope pour le compte des particuliers, entretient une correspondance active avec les directeurs des observatoires, qui sont au nombre de 69 et placés sous sa surveillance.

Le nombre de ses élèves s'est élevé à 42 en 1884, dont 22 hommes et 20 femmes, à 37 en 1885, dont 14 hommes et 23 femmes, non compris les sériciculteurs venus à la station pour se perfectionner dans leur art.

Le matériel d'enseignement se compose d'une vingtaine de microscopes provenant de fabriques diverses (Nachet, Hartnack, Koristka, Richart et Merz); de modèles plastiques du ver à soie tant à l'état normal qu'à l'état pathologique; de cartes murales où sont représentés anatomiquement et en détail le ver sain et le ver affecté des différentes maladies; d'appareils d'incubation et d'hivernage, d'étouffoirs de cocons, d'une machine électrique de Holz, d'une bobine de Ruhmkorff afin d'obtenir l'éclosion simultanée de la graine, d'un sérigraphie de Serel et de divers autres instruments propres à l'étude de la soie.

Dans le principe, il n'y avait qu'un cours unique, où l'on enseignait la théorie et la pratique à des hommes; ce cours durait trois mois. A dater de 1880, on institua un deuxième cours destiné à former des femmes; il dure deux mois, et a lieu en juillet et en août.

Enfin, les observatoires mentionnés plus haut et dont les attributions sont réglées par un arrêté ministériel, ont pour mission :

1° D'aider au perfectionnement de l'industrie séricicole par des conseils et des indications purement pratiques ;

2° D'examiner au microscope la graine pour le compte des éducateurs;

3° De conduire une éducation modèle, et éventuellement de produire de la graine.

Les directeurs d'observatoires bacologiques doivent s'efforcer de se mettre en relation avec tous les éducateurs de leur circonscription, porter à leur connaissance les progrès accomplis dans l'éducation des vers

à soie et particulièrement ceux qui auront été obtenus par l'emploi du microscope dans la reproduction de la race, visiter le plus fréquemment possible les éducations du pays, en profitant de l'occasion pour combattre les abus, les préjugés, et pour introduire une pratique plus rationnelle de gouvernement dans les magnaneries.

Précisons les points principaux du programme :

Les examens au microscope portent de préférence sur la graine, sur les cocons à reproduction précoce du papillon, sur les cocons de reproduction isolés d'après le système cellulaire.

Les échantillons de graine, d'environ deux grammes, sont autant que possible prélevés par le directeur de l'observatoire en personne, en s'assurant qu'ils représentent bien réellement toute la portée, et qu'ils ne proviennent pas d'une seule et unique ponte. L'examen luimême détermine le tant pour cent d'après la méthode Cornalia, et doit donner l'intensité d'infection en raison du nombre moyen des corpuscules. Cet examen porte sur de la graine provenant d'incubation et commençant à blanchir.

Les échantillons de cocons présentés pour la production précoce du papillon, consistent en 50 pièces au moins. L'opérateur s'assure tout d'abord que ces cocons ne renferment pas de chrysalides mortes, ou qu'ils n'en renferment tout au plus que dans une proportion de 5 p. 100. Ce premier point étant acquis, il introduit les cocons dans un appareil d'incubation porté à la température de 27 degrés centigrades, et examine un par un chaque papillon au fur et à mesure qu'il apparaît.

Chaque observatoire bacologique reçoit gratuitement de la station directrice de Padoue un petit lot

de graines préparées d'après le système cellulaire, et est tenu d'en poursuivre l'éducation, en observant minutieusement les instructions prescrites par la station. Cette éducation est accessible à tous les éducateurs de la circonscription, et ses produits, s'ils répondent exactement à toutes les conditions requises, sont consacrés à une reproduction ultérieure.

Chaque observatoire bacologique reçoit gratuitement du ministère de l'agriculture : un microscope Hartnack pour l'étude de la graine et du papillon ; cent porte-objets et autant de couvre-objets; trois thermomètres; cinquante mortiers en verre; un appareil incubateur pour la graine et pour faire naître le papillon précoce; et les claies nécessaires pour l'éducation d'une demi-once de graines.

Le directeur de l'observatoire, dans ses examens, se conforme au tarif suivant :

Examen de graine 5,00

— d'un papillon 0,03

— d'un ver ou d'une chrysalide 0,05

IV. Station entomologiqne agricole de Florence. — Cette station a été instituée le 29 septembre 1875 et mise sous la direction de M. le professeur Targïoni- Tozzetti. Elle a pour mission de tenir le gouvernement au courant des questions qui touchent les insectes peu connus ou l'invasion des insectes nuisibles aux diverses productions agricoles; en un mot, les maladies que les insectes peuvent provoquer chez les végétaux.

Dans les rapports adressés au Ministre, M. Targioni- Tozzetti s'est occupé spécialement du phylloxéra. En 1877 et 1878, il a traité des insectes nuisibles aux oli-

viers, aux figuiers, aux poiriers, à divers fruits, aux arbres d'ornement et même aux arbres forestiers.

Dans les Annales de l'agriculture, en 1888, se trouve un travail très étudié sur les orthoptères.

Laboratoire de botanique cryptogamique de pavie. — Nous devons une mention spéciale au laboratoire de cryptogamie qui est installé près de l'Institut botanique de l'Université de Pavie. Les dépenses de ce laboratoire sont payées par le Ministère de l'agriculture, par la province, par le collège Ghislieri. L'administration appartient à un Conseil composé des représentants du Ministère, de la province et du collège et le directeur est le professeur de botanique de l'Université de Pavie. La bibliothèque est très importante et les instruments du laboratoire perfectionnés. Cette institution a publié depuis sa fondation, en 1871,, 57 mémoires dont on trouvera la liste dans le travail même que nous analysons aujourd'hui.

Il eût été intéressant, sans doute, de pouvoir jeter également un coup d'œil sur l'organisation des laboratoires chimico-agricoles de Bologne, de Pesaro, de Sienne, de Pérouse et de Messine, mais les exposés de situation pour chacun de ces établissements ne paraissent pas complets : ils ne m'ont pas semblé assez riches de renseignements originaux, pour faire l'objet d'analyses semblables à celles que j'ai soumises à l'attention de la Société.

270 ÉCOLES PRATIQUES i/aGRICULTURK

Les publications du ministère de l'agriculture du royaume d'Italie m'ont fourni l'occasion de donner la description sommaire des stations agronomiques et des laboratoires de chimie agricole créés depuis une quinzaine d'années. On devait s'attendre à voir le gouvernement italien rendre compte des efforts qu'il a faits pour répandre l'instruction au sein des populations rurales au point de vue de l'agriculture en général et au point de vue particulier des industries techniques agricoles. Voici un gros volume qui nous met en mesure de compléter le travail que nous avons offert à la Société d'agriculture sur la création des stations agronomiques. L'étude que nous allons consacrer aux écoles pratiques et aux écoles spéciales d'agriculture en Italie montrera d'une part que si les écoles ne remontent qu'à des dates récentes, du moins le gouvernement a poursuivi avec ardeur l'exécution d'un plan largement conçu.

Les écoles pratiques sont placées sous le régime d'un enseignement commun, que l'expérience parait avoir consacré.

Les cours sont répartis sur trois années, et comprennent :

1° L'enseignement élémentaire de l'italien, de l'histoire, de la géographie, de l'arithmétique, de la géométrie, de l'arpentage, du dessin et de la tenue des livres;

2° Des notions de physique et d'histoire naturelle ;

3° Des notions d'agriculture et des industries qui en dépendent immédiatement.

Des examens oraux, écrits et pratiques, le maniement des instruments aratoires, les opérations d'arpentage , permettent d'apprécier le degré d'instruction acquis par les élèves. On n'a pas oublié les exercices militaires.

Les examens de licence (qui sans doute correspondent à ceux que l'on subit ailleurs pour l'obtention du diplôme) se composent :

D'épreuves écrites sur un sujet d'économie rurale, et sur les éléments de la comptabilité agricole et de l'arpentage ;

D'épreuves orales portant sur l'agriculture, sur les éléments de la tenue des livres, de l'arpentage, de la chimie agricole;

D'épreuves pratiques : exercices divers.

Dans les écoles spéciales, le programme de l'enseignement, au lieu d'être préparé par l'administration centrale, est dressé par un « conseil didactique », puis soumis à l'appréciation des comités administratifs de chaque établissement, enfin inséré dans les règlements organiques.

Les règlements organiques, à la confection desquels prennent part les autorités que l'on vient de citer, tiennent compte des conditions particulières de chaque école, de son origine, des exigences de la région où elle est située. Ils visent l'instruction, l'administration de l'Ecole, le personnel enseignant, le personnel des services, les élèves et les examens. Les comités administratifs paraissent y prendre une part prépondérante. Mais le gouvernement, en raison des subventions qu'il donne et dont l'importance s'est accrue dans les derniers temps, leur

adjoint deux délégués nommés par lui. Les corporations (conseils provinciaux, conseils municipaux) qui contribuent à l'entretien de l'école ont le droit de s'y faire représenter chacun par un délégué.

Outre l'enseignement agricole et technique proprement dit, l'éducation des élèves est l'objet d'une préoccupation non moins attentive. On cherche à entretenir chez les jeunes gens en toute chose les habitudes de simplicité nécessaires à la vie champêtre; on les exerce constamment aux travaux manuels de la ferme, on les initie aux principes fondamentaux et incontestés de l'économie rurale, et on s'efforce de leur apprendre à vivre suivant les maximes et les mœurs d'une vie régulière. En un mot, on veut que, rentrés dans leurs familles, les élèves des écoles pratiques et des écoles spéciales soient les exemples vivants d'une instruction sérieuse et d'une éducation morale.

Un conseil d'enseignement agricole, institué par décret royal de juillet 1885, composé de 14 membres, dont 9 à la nomination du ministre de l'agriculture et 4 élus par le Conseil d'agriculture, siège au ministère sous la présidence du chef du département. Leur nombre réglementaire est complété par l'adjonction du directeur de l'agriculture, auquel vient s'adjoindre, enqualité de secrétaire, le chef de la section de l'enseignement agricole.

Voici les attributions de ce conseil :

Il donne son avis : sur les nominations des professeurs et maîtres appelés à exercer dans les écoles supérieures et dans les stations agronomiques; sur les propositions d'ordre général relatives aux études ; sur les programmes d'enseignement; sur les livres de texte; enfin il apprécie et juge les manquements ou fautes imputés aux profes-

seurs. En outre, il examine les titres aux missions de perfectionnement, tant à l'étranger qu'à Fintérieur, autorise ou interdit l'enseignement libre, réorganise ou supprime les écoles supérieures, spéciales et pratiques d'agriculture ainsi que les stations agronomiques.

L'administration s'efforce de faciliter aux communes les moyens de contribuer aux constructions des bâtiments scolaires, en autorisant la caisse des dépôts et des prêts à fournir des fonds à des conditions avantageuses, tant au point de vue du taux de l'intérêt qu'au point de vue de l'amortissement. Elle signale à l'attention des conseils provinciaux et municipaux les avantages que leur confèrent ces dispositions exceptionnelles et les invite à en user, pour acquérir les bâtiments et les terres nécessaires à la prospérité de l'école. A cette occasion, il a été reconnu combien il était utile que chaque école fût propriétaire du domaine et des locaux indispensables à son enseignement; on a, en effet, constaté que les écoles, ne possédant en propre ni constructions ni terres, se montraient moins disposées à faire les dépenses d'amélioration réclamées par les nécessités d'un bon enseignement, et qu'en somme leur administration était moins efficace et moins économique.

Afin de rendre les écoles pratiques et spéciales d'agriculture plus capables de répondre à leur mission, on a maintenu le taux des pensions des élèves dans des limites aussi modestes que possible, en le fixant à un minimum de loO francs et à un maximum de 400 francs.

Aux enfants des familles reconnues incapables de s'imposer un tel sacrifice, on accorde un certain nombre de bourses et de demi-bourses qu'on met à la disposition des comices agricoles et à tour de rôle. Dans nombre de

cas, le complément dû par les demi-boursiers a été spontanément acquitté par les comices à la circonscription desquels ils appartenaient.

Mais ces renseignements généraux ne suffisent pas pour donner une idée de l'œuvre entreprise par le gouvernement italien. Il est nécessaire d'entrer dans quelques détails, que j'emprunte au volumineux rapport adressé au ministre de l'agriculture d'Italie sur la situation des établissements d'enseignement agricole, au commencement de 1888.

A cette époque, l'Italie comptait :

Dix-neuf écoles pratiques et dix écoles spéciales d'agriculture.

Voici l'indication du lieu où ces établissements sont situés, de la région ou circonscription qui leur est attribuée, ainsi que le nom de leurs directeurs :

Ecoles pratiques dy agriculture :

1° Pozzuolo del Friuli(i),

2° Brusegna,

3° Borgonovo,

4° Imola,

5° Cesena,

0° Pesaro,

7° Fabriano,

8° Macérât a,

9° Ascoii-Piceno (2), 10° Todi, 11° Rome, 12° Alanno, 13° Scerni, 14° Lecce, 15° Eboli, 16° Cosenza,

Province.

d'Udine.

de Padoue.

de Plaisance, de Bologne, de Forli.

de Pesaro.

d'Ancône.

de Macerata.

d'Ascoli-Piceno.

de Pérouse.

de Rome.

de Teramo.

de Chieti.

de Lecce.

de Salerne.

de Cosenza.

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