XIJ
Parmi les obligations qui s'imposent à un secrétaire perpétuel, il en est une qui lui est particulièrement douloureuse et chère : c'est de vous rappeler chaque année les noms et les souvenirs de ceux que nous avons perdus : Saint- Victor, Puton, de Parieu, Teisserenc de Bort, Paul de Gasparin et, parmi les membres étrangers, Richard Owen, de Candolle, Alberto Levi. Nous les saluons aujourd'hui de nos regrets, en attendant que des notices les placent avec honneur dans la galerie de nos annales.
Cette séance solennelle nous offre une consolation. Elle nous permet de témoigner à nos nouveaux confrères en quelle estime nous les tenons, et le secours que nous attendons de leurs lumières. Au nom de toute notre Compagnie, je serre cordialement la main de MM. Palluat de Besset, de Vgotié, Paul Leroy-Beaulieu, Jules Develle et Le Cler, et je les prie de suivre avec assiduité nos discussions. Nous comptons sur eux.
Les choix nouveaux que vous avez faits marquent clairement l'esprit qui vous domine, la volonté qui vous dirige. Ces choix sont uniquement inspirés par le respect de la science et le dévouement à l'agriculture. Vous maintenez vos traditions, en suivant les mouvements
de l'opinion publique. Placés dans des régions sereines et élevées, vous gardez avec fierté votre indépendance; vous vous proposez de remplir tous les devoirs que peut vous imposer la fortune de l'agriculture ; vous déclarez que la Société nationale d'agriculture de France entend rester une institution nationale.
DISCOURS