‹ Mélanges scientifiques et littérairesChapitre 2 sur 33 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

grès extraordinaires et la vulgarisation des sciences naturelles dans la seconde moitié de ce siècle. L'expérience et l'ardent désir de faire honneur à mes confrères m'ont amené peu à peu à donner à mes comptes rendus, si ce n'est une forme nouvelle, tout au moins une forme plus précise sur certains points et, en tout cas, plus générale. 11 m'a paru qu'il ne suffisait pas de faire le catalogue des communications soumises à notre Compagnie, et qu'il fallait fortifier ces communications par l'examen des faits scientifiques qui, par leur nouveauté, pouvaient en relever encore l'intérêt.

D'autre part, il est impossible de demander à tous les membres d'une société savante de lui réserver toutes leurs communications. Nos confrères ont souvent d'excellentes raisons pour les confier à la presse ou pour les porter devant l'Académie des sciences, et devant les autres sociétés savantes qui sont constituées pour représenter plus spécialement telle ou telle partie de l'économie rurale. Toutefois, je regarde comme appartenant de droit à la Société d'Agriculture toute communication scientifique, faite n'importe où, par nos confrères, si ces communications appartiennent au domaine de l'économie rurale.

Enfin, il faut bien reconnaître qu'il n'y a presque plus aujourd'hui d'agriculture nationale, au point de vue scientifique. L'agriculture scientifique est internationale. La science appartient à tous les nobles esprits qui sont ses serviteurs, et l'on voit tous les jours les observations des savants fran-

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