‹ Mélanges sur l'administrationChapitre 46 sur 134 · DU TITRE ADDITIONNEL · texte numérisé non relu

DU TITRE ADDITIONNEL

3** Quelle que soit la dégradation à laquelle un mandarin est condamné, la punition ne dépasse pas le nombre de grades réels qu'il possède (1).

4° Si un mandarin ''privé de quelques grades tout en conservant sa charge" Kiang-Ki^Hèou-jen ^ .^ @ iï, ne commet aucune faute durant les trois années suivantes, il est rétabli dans sa position antérieure (2).

5® Si un mandarin "dégradé de toute dignité, tout en conservant sa charge" Ko-tche-lieou-jen !^ fl^ ■§ iï» ne commet aucune faute durant les 4 années suivantes, il est rétabli dans sa dignité antérieure (3).

6** Les mandarins cherchent tous à acquérir le plus possible de ''grades additionnels" afin d'éviter, en cas de dégradation, de perdre des "grades réels". L'acquisition de "grades additionnels'* par un mandarin ne change en rien pour lui Tordre des "grades réels'' qu'il possédait. Ainsi, par exemple, si un Préfet Tche-fou ^ jjj qui, en grade réel est du 4® ordre du 2® degré reçoit 10 "grades additionnels", il n'en reste pas moins Préfet et continue à porter le bouton de jaspe bleu foncé, propre au 4* ordre du 2® degré.

V. La plupart des mandarins ont un "titre additionnel D^i titre addid'ordre supérieur" Kia^hien jlff ^, qui leur a été conféré, soit pour des actions d'éclat, soit pour une contribution au trésor public. Si, par exemple, un Préfet Tche-fou ^ jj|^ a le titre additionnel de "Surintendant du commerce du sel" yen-yun-se g| ^ ^, du 3® ordre du 2® degré, tout en restant au rang de Préfet, il peut porter le bouton en jaspe bleu clair, du 3® ordre du 2* degré. Mais un "titre additionnel" ne peut pas servir à exempter de la dégradation.

VL 1° Ce qui vient d'être exposé ne se rapporte qu'aux Mandarin en of- "Mandarins en office" Tche-Koan ^ 1^, ou à ceux qui fice. sont Chen-'lié-che'pan ^ M Hl J& ®* Hien-che-fong-lou ^ "M W ^^ c'est-à-dire 'inscrits au catalogue des mandarins en office et recevant actuellement des honoraires." S'ils sont condamnés à l'exil ou à la mort pour une faute "publique" ou "privée," on dit qu'ils sont Koan-fan 1^ lE "mandarins condamnés" (4).

2® Le terme Tche-Koan 1^ '^ ne comprend pas ceux qui ne sont que Che^tche ^ ^, "jouissant d'une dignité Che-tche, réelle de mandarin" et proprement yeou-tche-ou-jen :^ W ^ ft et Ping-wei-che-lou âÈ * :^ ÎJi *' ayant la dignité sans office et ne recevant pas d'honoraires." Ils sont

(1) lË ISR iJ ^ ÏË PI 18 L. 2. (2) Ib. (3) ib. (4) ?fi| ^ iE K L. 52. c. 1.

90 V. SXPOfii DD TITRE ADDITtOMNSL.

propres i exercer une charge et attendent leur nomination. S'ils sont condamnés k Texil ou à la mort pour une faute ^^privée'* (ils ne peuvent pas commettre de ^^Caute publique"), on dit qu'ils sont chanç'fan Tftfit ^^^ ^'condamnés ordinaires/' comme les gens du peuple (1).

Hiu-hien, 3^ A plus forte raison ce terme ne comprend*il pas

ceux qui sont simplement décorés d'un ^^ titre nominal" Hiu*^hien j^ Hf , c'est-à^re qui sont rtng-tat-yon^-c/ien 1B JK H ^t '* jouissant du privilège de porter le bouton correspondant à Tordre dont ils sont décorés." Ge privilège est accordé, soit pour une contribution en argent au trésor public, soit pour services rendus dans l'administration des bonnes œuvres municipales.

4® Pour ceux qui jouissent seulement d'une ^ ^dignité réelle de mandarin" Che-tchè j|f ]|||, ou qui sont décorés d'un ^^titre nominal" Hiu^hien AH^, ainsi que pour ceux qui possèdent un grade littéraire, les docteurs, les licenciés et les bacheliers des différentes classes, en cas de punition pour une £aute, a) si la peine encourue est '4'exil temporaire" T'ou ;gg, ou une peine plus sévère, ils la subiront en nature; b) si la peine est de 100 coups de bâton, ils seront dégradés ; c) si la peine est plus légère, ils la rachèteront par une amende pécuniaire (2).

il) M M M%^' 52. c. 1.

(2) i; ift ^ M L. 4.0.1. {Vs.

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