‹ Mélanges sur l'administrationChapitre 79 sur 134 · SIBN-TIEN-T'OU. HEOU-T*IBN-T'OU · texte numérisé non relu

SIBN-TIEN-T'OU. HEOU-T*IBN-T'OU

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Sud. Sad.

(1) 5 R a * L- 176. + ^^MfkHI

(2) Sf IS ^' 1) ftu commencement.

DU SYSl^ÈME DE TCHOU HI. 149

composant un commentaire sur les quatre livres classiques, il saisit toutes les occasions d'y exposer ces vues. En considération des principes d'humanité qu'elles renfermaient et du fait que leurs partisans parmi les lettrés, soit dans les charges publiques, soit dans la vie privée, étaient renommés dans le peuple pour la pureté des mœurs [2], leurs promoteurs Tchou Hi ^ ^, Tcheou Toen-i ^ jgfc g, Tch'eng Hao ig |i, Tch'eng / jg ^ et Tchang Tsai ^ ]|| furent, en 1241, inscrits par l'Empereur LUtsong g| ^ au catalogue des hommes illustres honorés dans le temple de Confucius, et le même honneur fut, en 1267, conféré à Chao Yong ^ ^ par l'Empereur Toutsong Jt ^ (1). r . .

2« En 1280 ap. J.-C, la dynastie Mongole des Yuen ^l syatème de

— r 1 ^ 1 1 .. 1 ^ »^ -r n Tchou Hi sous

jQ succéda a la dynastie des Song ^. Le nouveau Souve- la dynastie des rain, Che-tsou -(ft jjjj, sectateur du Bouddhisme et perse- ^'**^cuteur du Taoïsme (2), n'avait pas pour Confucius la vénération que les dynasties précédentes lui avaient accordée, et n'honorait pas Tc/iou Ht ;^^, ni les autres inscrits au catalogue des hommes illustres. Au commencement de l'année 1294, C/ie-tsou -(ft jjj| mourut et son successeur au trône, Tch^eng-isong J^^, dans la 7* lune, (Juil. Août) rétablit par un décret les anciens honneurs rendus à Confucius. Quant à Tchou Hi ^^ et aux cinq autres hommes illustres dont les noms étaient inscrits dans le temple de Confucius, le quatrième Empereur de la dynastie, Jentsong ^ ^, en 1313, dans la 6* lune, (Juin-Juil.) décréta qu'ils seraient honorés comme auparavant (3).

3® Durant les premières années de cette dynastie, les examens publics de littérature furent interrompus et les

[2] A cette époque, on commença à appeler communément les sectateurs Tur^„s%, j

,|. ^M .M^ g^ ij|- »|^ juanieres ues seo**

de Tchou Hi ^ ^ Tao-hio-aien-cheng 3i& «^ Tu ^î les "lettrés de l'école tateurs de Tchou

philosophique". En effet, tout en enseignant les doctrines de Tchou Hi ^ ^i

ils prêchaient la pratique de la vertu et la résistance aux passions. En outre,

non seulement ils se distinguaient du reste des citoyens, par l'adoption du

système de Tchou Hi '^ TRC et par l'honnêteté dans la conduite, mais ils se

plaisaient à s'en séparer par le costume et en particulier par des chapeaux à haute

forme. C'est pourquoi l'on disait d'eux T^ai-ki-hHuen-eul-ta^ Sie7i-cheng-mao-

tse-kao >(c ^ ffl % ^î 5fc ^ Ih "? CT» "les lettrés qui tracent un

grand cercle du Grand Extrême, portent des chapeaux à haute forme" (4).

(1) n fi ^ S-

(3) ]i fi 7C M'

(4) BI9 ttH L.6.S81.

150 XI. BXPOSft

charges de Mandarins étaient données à ceux que les Crouverneurs des provinces proposaient à l'Empereur comme lettrés et capables. En 1313, l'Empereur Jen-teongr il ^ voulut rétablir les examens publics de littérature, à reflet de conférer des grades et de nommer aux fonctions publiques, et dans la 11^ lune, (Nov.-Dec.) il décréta que ces examens commenceraient à avoir lieu dans la ville royale de Pékin, durant la 8* lune (Septemb.) de Tannée suivante. Il imposa aux candidats dans ce premier examen une composition d'un nouveau genre, dont le modèle avait été donné par un lettré, Wang Keng^yé 3B iK I^T appelé de son nom officiel K'o^yun ^ ||g. Cette composition, appelée Chou-i $ H, était l'explication d'un texte des quatre livres classiques ; elle devait consister en huit périodes et renfermer au moins 300 caractères. On devait se conformer au commentaire de Tchou Hi, excepté dans la huitième période, ou conclusion, où le candidat devait donner son opinion propre (1) [3]. Du système de 4® En l'an 1368 ap. J.-C, après l'extinction de la WynaSie 'des dynastie Mougole, Tchou T'aUt^ou ^ ± m., fondateur Ming, de la nouvelle dynastie des Ming |Q, institua des examens

littéraires et, à la persuasion de son premier ministre Lieou Ki K| ^, il proposa une composition encore^ d'un nouveau genre. Cette composition, qui était une ^'amplification" d'un texte pris, dans les quatre livres classiques, consistait en quatre membres antithétiques ou doubles, sans compter Texorde et la conclusion, et pour cette raison était appelée Pa-ftoti-wen-ic^angf A )K ^ ^ [^]« ^®

Inventeur Bup- [3] Avant TEmpereur Jen-tsong C ttî» de la dynastie des Yuen jù

^ ^ ' (1313 ap. J.-C), la composition écrite dans les examens publics n'avait jamais

consisté en huit périodes, et Ton ne trouve dans l'histoire aucune mention

de ce genre de composition avant cette époque. Cependant Tchou Hi jfi ^

affirma que la composition en huit périodes avait été introduite par Wcmg

Ngan-che î "jf Ç 1 qui fut à la tète du gouvernement sous l'Empereur

Tché-tsong B 3Ï< » de la dynastie des Song ^ (1086-1093), et qui pour les

examens publics, aurait remplacé les "chants", Se g^' 6* l®^ "descriptions

poétiques", Fou |P[) par "l'explication des livres canoniques" King-i JC ï|«

D'après Mao KH-ling ^ ^ fg^ (2), cette assertion de Tohou Hi 7^ jK

est le dire d'un homme qui rêve (3).

Intention de [4] D'après une tradition universellement reçue, le fondateur de la

rinventeur du ^y^j^g^je ^gg j^i^g ^ aurait introduit ce nouveau genre de composition

(1) 7C A L. 81. + 5i il 5Ê ® + B • Sft ® L. t

(2) V. Ci-dessous N° IV, V.

(3) B • afc ® L. 1.

DU SYSf&Ml^ HfE rCHOU HI. IM

monarque, fier de porter le môme nam patronymique qtte Tchou Hi ^ H, prêta volontiers Toreille aux conseils de quatre lettrés de cette école, à savoir Fan T80U''kstn ^ ^ f|&, Yé I ^ ^, Song Lien ^ fj| et Ho Cheou-p'ong 1^ W fH^ ^^s orîginaïrefï de la Préfecture de' Ou^tcheou il jf^, maintenant appelée Kin^koa-'fou ^ ^ ij^, dans la Province de Tché-kiang ^ ^, et décréta que les candidats, dans leurs ''amplifications*', eussent à se conformer atr commentaire éeTchcmHi j^J^ (1). L'usage de donner les grades et les charges publiques d'après les résultats des examens littéraires, et celui qui oblige les candidats à suivre le commentaire de Tchou Hi ^ ^ dans leurs ''amplifications de huit périodes", ont été adoptés par la dynastie actuelle, qui est arrivée au pouvoir en 1644, ert ils sont encore en vigueur [5].

III. 1** Les lettrés qui se font gloire d'être disciples Eloges de Tchou

dans les examens publics pour les grades afin qxte les lettrés, tout Absorbés dans cette étude, ne pensassent pas à machiner quelque révolte.

[5] I. Maintenant, en Chine, le moyen principal et ordinaire d'obtenir Inutilité du paun grade honorifique et une charge de mandarin consiste dans les examens ^ow. littéraires, pour lesquels les compositions principales sont des "amplifications de huit périodes'* Pa-hou-wen-tchang /\ JJx jSC S* Ces "amplifications," à présent, peuvent consteter en plus oti moiûs de huit périodes, pourvu qu'elles ne contiennent pae plus de 700 caractères, ni moins de ÎÏ70. Ce genïe de composition, et pour la forme et pour le style, n'est absolument d'aucun usage que pour les examens. La coordination spéciale des idées, la tautologie, le pléonasme et l'emploi exagéré des particules Tehe Z > Sort ^î Tehé ^i Yé 4Ê j I ^î Yen ^? Tsai ^' ^^ peuvent trouver place dans aucun autre genre de compositicMi, en sorte que, si ceux qui se sont exercés uniquement à ces "amplifications" écrivaient dans le même style des livres d'histoire, des dissertations, des lettres privées ou officielles, des suppliques, etc., ces écrits, bien qu'intelligibles, ne seraient pas présentables, vu que la forme et le style requis sont totit-à>fait différents de ceux des "amplifications."

II. Puis donc que ce genre de composition Pa-'hoio 7V Sx sert unique- t j, .

ment à obtenii* une position de mandarin et que, une fois celle-oi obtenue, app^é une brièn l'abandonne, il est appelé par les lettrés, et même par l'éminent écrivain ^^^' Yu Yn-fou "Sf fe W> K^iao-men-tchoan ^ fj % "une brique avec laquelle on frappe à la porte" (a). C'est ainsi que l'on compare celui qui,

(1) WèL-70 3l$^+L.282. + L.228. + lSffl^^L«.2l.îfefi|i&- (a) ^ S S ^ W ^ » 81^ L. 9. L'auteur de cet ouvrage Yu Yn-fou M M( V) appelé du noill' officiel Yué >^) est né en 1821 dans la Sous-préîeciïùxe àe Té-ts%ng-hien S iR ^) de la Province de Tc/î^-Aîtangr WT iJL* Il obtint en 1836 le grade de bachelier, et en 1843 celui de licencié. Admis en 1860 à l'académie, Ha/n-Un-^Uen ^ ^f^ K^ ii fut nommé, en 1856, examinateur pour le baccalauréat dans la Province de 3o-nan fRJ M * H s'occupe maintenant chez lui à écrire des livres.

1^52 XI. Bxposi

de TchouHi j^Jf^, vantent leur maître au point de Tëgaler au philosophe Mong^tse £^. Ils affirment que, de même que Mong-tse-ji^ avait réfuté Thétérodoxie de Yang Tchoujg^^ et de Mé Ti ^ i||et enseigné la vraie doctrine de Confucius, de même Tchou Hi ^ ^, attaquant le Bouddhisme et le Taoïsme, a mis en lumière cette doctrine, obscurcie pendant quatorze siècles.

2® Mais, à Tépoque même de Tchou Hi J|c|K ^^ depuis, il y a eu plusieurs lettrés d'un esprit sagace qui ont com-

à^SJ^*Sï/"^^ ^***" cette vanterie. Ils disaient:

a) que la doctrine de Tchou Hi ^ |K était déduite dun sophisme de Lao-tse ^ -y.

b) que la doctrine de TchouHi ^^ n'était que le Bouddhisme et le Taoïsme, avec un vernis de Confucianisme.

c) que Tchou Hi ^ ^, à l'exemple de ses maîtres Tch'eng Fig^, etc., avait eu grande foi en la géomancie, Fong-'Choei JK, ;^, et que, par conséquent, il n'était pas sectateur du Confucianisme pur.

d) que Tchou Hi :^ J^, h T'ong-ngan [^ $, (dans la Province de Fou-kien jg j^), en entendant la cloche d'une pagode, s'était écrié que son cœur était attiré, et qu'il n'avait donc pas complètement rejeté le Bouddhisme.

e) que sous la dynastie des T'ang ^ (621-906) il y avait séparation entre* les disciples de Confucius et les Bouddhistes, mais que, sous celle des Song ^, les disciples de Confucius étaient en même temps Bouddhistes, et les Bouddhistes, disciples de Confucius (1).

aspirant à devenir mandarin, s'adonne au Pa-kou /S .Qx' îL an homme qui

désirerait entrer dans une maison pleine de trésors. Après avoir frappé à la

porte avec une brique et t^tre entré dans la maison, il s'empresse de jeter

cette brique comme un objet désormais inutile. De même celui qui, aspirant

à la position de mandarin, a atteint son but par le moyen du Pa-kou /\ JJx. )

le regarde maintenant comme une chose inutile et n^en a plus nul souci.

Les Princes III. Sous le règne de Kia-kHng ^ JJ» le Prince Li ]Si TsHn-wang n'apprenneut pas j» .*- ±^\

le pa-kou. W J^' (appelé du nom propre Lien flE/ parlant de la méthode suivie dans les

études des fils de l'Empereur, dit: «Les fils de l'Empereur commencent à fré-

«quenter les écoles à l'âge de six ans. Ils étudient les cing livres canoniques,

«l'histoire, les dissertations, les vers et les descriptions poétiques, mais il leur

«est interdit de s'appliquer à "l'art de la littérature moderne," Che-i V^ ^i

«de peur qu'ils ne prennent la vile habitude de ce style dans leurs écrits» (2).

On demande ^V. En l'an 9 de VEim^erewc KHen-long ?6 Bl» Ho Chou-té ||F^@f

d'abroger le pa- Vice-président du Tribunal suprême de la guerre. Ping-pou Tsouo-che-lang ^ pP kou.

(1) *h jt lll ^ i ^ L 21. + :3c ^ ^ !S L 1 Jl- + 181 H

R|Rl.4 + L.2.+ 6É II Bil^L.6. + L. 12.+ WH^^W L. 7.

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