‹ Mélanges sur l'administrationChapitre 80 sur 134 · DU SYSTÈME DE TGHOU HI · texte numérisé non relu

DU SYSTÈME DE TGHOU HI

3^ Parmi les adversaires de 7c/iou- /il :^^ les plus violents j^^^^^^f®^ ^® furent a) Lou Kieou-yuen ^ ^t^ (1139-1192 sous la dynastie des Song 5|c, de la Sous-préifecture de King-kH ^^ dans la prov. de Kiang-si ^ fg) qui fut son contemporain, et dont les œuvres sont appelées Siang-chan-tsi |^ [ij |^; b) Wang Cheou-jen ^ ^ iz^ (1473-1529 sous la dyn. des Ming ^, de la Sous-préfecture de yu-yao f^ j^ dans la prov. de Tché-kiang ji^ ùl)^^^* ^®s œuvres sont appelées Wang-yang-ming-tsi ^ |% BQ ^; c) Mao KH-'ling ^ -^ f^, (né en 1623, sous la dyn. des Ming ^, mort en 1707 sous la dyn. actuelle, de la Sous-préfecture Siao-chan H llj dans la prov. de Tché-kiang j|fÛl) <ï"i brilla par l'érudition sous le règne de K^ang-hi J^ ^, de la même dynastie, et fut tenu en grande estime par cet Empereur.

IV l'* Ce dernier, Mao KH-ling ^ ^ |ft, dont le nom MaoKH-Ung. ordinaire était Ta-k'o ^ pf, composa 60 ouvrages, comprenant 517 livres, Kiuen ^, dont la collection est appelée Si'hO'tsi H JiJ ^. Il attaqua Tchou Hi ^^ avec plus de violence et moins d'urbanité que les. autres. Dans Touvrage intitulé Se^choU'kaUts'ouo Q $ QJC !§. "Correction des erreurs qui se trouvent dans le commentaire des quatre livres classique", tout e.n montrant les erreurs par des arguments plus clairs que le jour, il couvre Tchou Hi ^^ ,

d'opprobres, le traitant d'ignorant ridicule, se contredisant lui-même, rêveur, etc. Cet ouvrage, comprenant 22 Kiuen ^, fut dicté par Fauteur octogénaire aux petits-fils de son frère. Il y rassembla les remarques qu'il avait déjà publiées dans d'autres ouvrages et les distribua en

&^$V^ présenta à l'Empereur une supplique où, après avoir exposé que les "compositions modernes" Clie-wen v^ 3C» c'est-à-dire les "amplifications'» que l'on faisait dans les examens publics, n'étaient qu'un verbiage creux sans aucune utilité, il demandait qu'on changeât de système dans les examens pour les grades. Cette demanda fut soumise aux délibérations du conseil des mandarins de la Cour. Le premier ministre de l'Empire, Ngo Eul-Vai ^ W ^» opina qu'il ne fallait rien innover et, persistant obstinément dans son sentiment, il en donna les raisons suivantes : «Il est vrai que les «"amplifications," aussi bien que les autres compositions, ne sont qu'un verbiage «creux ; mais l'examen par les "amplifications" pour les grades fut d'abord «institué par la dynastie précédente des Ming ^ et depuis, durant quatre «siècles, on n'y a fait aucun changement, et il est encore conservé, parce «qu'on n'a pas trouvé de meilleur système. De plus, soit sous la dynastie «précédente, soit sous la dynastie actuelle, il y a eu plusieurs Administrateurs «insignes des affaires publiques, qui ont été choisis par le moyen de l'examen «"d'amplifications," etc.» L'Empereur se rangea à cette opinion (1).

(1) ^ IB 9 ^ L- n.

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32 catégories. Les corrections d'erreurs, qui sont au nombre de 451, y étant soutenues par des raisons inattaquables, l'ouvrage fut reçu avec avidité par les lettrés, qui s'y conforment dans les dissertations sur l'interprétation des anciens livres aux examens publics.

Supplique à 2® Il cst arrlvé dernièrement dans la Province de ifotreTouvraKe^ÀV- ^an }ff f|| quc quelques lettrés, en composant des *^amplichoukaiWouo, fications de huit périodes/' eurent Taudace téméraire d'abandonner le commentaire officiel de Tchou Hi ^J^ et de suivre les corrections de Mao K'i'^ling ^ t(P $è- ^' ^^'^ est interdit par un décret impérial, et Chao Song^nien |^ ig^ ^, Examinateur au baccalauréat, Hio^tcheng Jp ||^, pour cette province, craignit que cela ne devint une coutume parmi les candidats. Il voulut donc que l'interdiction impériale fût renouvelée, et présenta une supplique dans ce sens dans la 6* lune de la 20^ année de l'Bmpereur Kaang^siu 5E a (Juil. 1894). Il y donne les plus grandes louanges au commentaire de Tchou Hi ;^|j(, fait remarquer qu*il a été adopté pour les examens publics aux grades littéraires par les dynasties précédentes des Yuen pf; et des Ming Qg, ainsi que par la dynastie actuelle, et rappelle les éloges pompeux donnés à Tchou Hi ^ ^ par les Eknpereurs K'ang^hi ^ ■i et KHen^long |lg ^, puis il ajoute :

«Bien que les opinions données dans leurs écrits par «des lettrés de grande érudition puissent quelquefois aider «à comprendre les anciens livres, cependant pour les ^^am- «plifications de huit périodes" imposées légalement aux «examens publics, il est interdit de se mettre en opposition «avec le commentaire de Tchou Hi ^ ^. Ainsi donc, dans «les dissertations à composer sur l'interprétation des livres «anciens on a toute faculté d'adopter tel ou tel auteur, «mais dans les ^^amplifications" il n'est nullement permis

«de suivre d'autres opinions que celles du commentaire

«Dans ces dernières années, l'ouvrage de Mao K'i-ling ^ «^ fl^ intitulé Se-'Chou-'kai^ts'ouo B9 ^ @C ^ a été repro- «duit par la lithographie et s'est répandu dans l'Empire. «Cet auteur possède, il est vrai, une érudition si vaste et «une mémoire si tenace qu'aucun des lettrés des derniers «siècles ne peut lui être comparé, et son ouvrage où «plusieurs textes des livres classiques sont interprétés «avec la plus grande perspicacité, a rendu grand service «à l'égard de Tchou Hi :^^ ] mais, dominé par l'amour- «propre et insolent dans son éloquence ingénieuse, il couvre «d'opprobres dans cet ouvrage, l'ancien sage Tchou Hi ^|$ «et va jusqu*à dire que le commentaire de Tchou Hi :^^ «sur les quatre livres n'est nulle part exempt d'erreurs, à «tel point que tout le fer extrait de toutes les mines de-

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«rEmpire ne suffirait pas pour fondre des tables portant «toutes ses erreurs. Ah! quel sarcasme!... Si Ton per- «mettait que cet ouvrage se répandît, il arriverait que des «lettrés de talent, séduits par ses affirmations^ croiraient «qu'ils ne doivent pas suivre TchouHi ^^ ni Tch'eng I «^1^ (qu'il a souvent cité dans son commentaire) — Ce «serait un grand détriment pour l'art littéraire. Nous «prions donc Sa Majesté, par un décret, d'interdire sévè- «rement la propagation de cet ouvrage, et d'ordonner aux «Mandarins de tout grade, soit à la Cour, soit dans les «provinces, ainsi qu'aux Recteurs des collèges de bache- «liers, établis pour instruire les lettrés, de se conformer «avec dû respect aux instructions sacrées des ancêtres de « Sa Majesté, suivant religieusement les opinions de nTch'eng I jg^K et de Tchou Hi^^, et de plus que, pour «les "amplifications de huit périodes" composées aux exa- «mens publics, au cas où elles différeraient du commen- «taire de Tchou Hi ^ ^ et contiendraient des opinions «téméraires en opposition avec ce commentaire, elles «soient condamnées et rejetées, quand même elles seraient «d'ailleurs écrites en style élégant, etc.» (1).

3*» Au 16® jour de la 6® lune de la 20** année de l'Em- Défense de venpereur Xoang-siu % fê (18 Juillet 1894), il fut porté nn^^Mt^oZ"' décret conforme à la teneur de cette supplique. L'Empereur y rapportait sommairement le contenu de la supplique et déclarait que cet ouvrage Se-chou^kai^fs^ouo Q $ ^ ^ renfermait des opinions opposées à l'interprétation correcte des livres (approuvée pour les ''amplifications"), puis il ajoutait: «Nous ordonnons que les Vice-rois et les «Gouverneurs provinciaux interdisent sévèrement la vente «ultérieure de l'ouvrage Se^ckou-kai-ts^ouo Q^6S[f|. Ceux «qui révisent les ''amplifications" aux examens publics «devront se conformer religieusement aux règles établies «par la loi, suivre le commentaire de Tchou Hi ^^ comme «la parole du maître et n'admettre aucune "amplification" «qui présente des opinions différentes des siennes, afin «d'éviter que les règles de la littérature viennent à se «perdre, etc.» (2).

V. 1® D'après cela, quand des lettrés composent des De l'examen "amplifications" aux examens publics, il sont tenus de sui- ^^^fl'**'"vre le commentaire de Tchou Hi ^^. Mais parmi les exanifeiie que préside l'Examinateur provincial des bacheliers, en outre de "l'examen principal," appelé Tcheng^tch'ang JE J^) dans lequel on fait des "amplifications," il en est

(1) V. Texte chinois, ci-dessous N** VII.

(2) V. Texte Chinois, oi-dessous N** VIII.

156 XI. Bzposi

un accessoire appelé King^hou^tch'ang |B *& itf) ^^^ lequel on fait des compositions en vers et en prose. On y propose nombre de thèmes sur les difTérentes matières que les lettrés ont choisies. Ces matières sont : a) Che Fou If Pf, des *'vers" et des '* descriptions poétiques"; b) King-kiai fH fÇp, ' 4'interprétation des anciens livres canoniques et classiques'* ; c) SingAi^luen f^ ^ f^, une ''dissertation sur la Doctrine de Tchou Hi ^ ^" [6]; d) Hiao-king^kiai ^ jfê Iff, ''l'interprétation du Livre de la piété filiale''; e) Tché^wen ^ ^, une "dissertation sur rhistoire, les antiquités/' etc. ; f) THen-'wen J^ ^ une "dissertation sur l'astronomie" ; g) Yu-ti H ^, une "dissertation sur la géographie" ; h) Cherche ^ ^, une "dissertation sur l'état actuel des affaires publiques, les moyens de procurer la prospérité du peuple, les progrès dans l'art militaire, dans les sciences," etc. ; i) Soan-/ito ^ «9^1 des 'problèmes de mathématiques." Du nombre de 2® Cet examen accessoire précède "l'examen princoSi«nt*à*Texa- cipal" et il est libre dans un double sens, car les lettrés men King-kou. peuvent y concourir ou non, et dans le premier cas ils

peuvent choisir pour sujet de composi^iion n'importe laquelle des matières susdites. Ceux qui passent cet examen ont cet avantage que, si leur composition a quelque valeur, ils seront, toutes autres choses égales, préférés à ceux qui n& l'auront point passé. Personne évidemment ne se présente à cet examen, à moins d'avoir fait une étude spéciale des matières qui en font le sujet. Le Yiombre des candidats qui passent cet examen est en moyenne de 15 7o ^^ nombre de ceux qui ne le passent pas, et sur ces 15 ®/o il y en a a) 10 */« qui concourent pour les "vers et les descriptions poétiques" Che Fou If Kî b) 2,5 ®/o pour "l'interprétation des livres anciens" King^kiai fgi fg^ ; c) 0.4^0 pour une "dissertation sur la

Permission de [61 ^n l'an 39 de l'Empereur K'ang-hi Sk ™ (1700 ap. J.-C), dans

composer le 5t»»5'- j^ ^e lune, (décemb.) sur la demande de Kouo Sieou ?U ^^ Examinateur

pour le baccalauréat dans la Province de Hou-koang iSQ j^ • permission fut donnée de proposer la doctrine de Tchou IZï ^ ^ comme thème ;de dissertation à l'examen de baccalauréat. Toutefois les thèmes doivent être pris dans les ouvrages suivants : a) T^ai-ki-t^ou-chouo 7^ S H Su et T^ong-chou JH ^1 composés par Tcheou Toen-i ^ ^^ |^ et commentés par Tchou Hi ^ Hf ; b) Hoang-ki-king-che-chou ^ ^ ^S 1Ë #i de Chao Tong ?& lH ; c) Si-ming |Sf §fi et Tcheng-mong jE 91 de Tchang Taai QK S' commenté par Tchou Hi ^ ^ (1).

(1) * * ^ H Rî L. 14.

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