DU SYSTÈME. DE TCHOU HI
doctrine de Tchou Hi^^/' Sing-lUluen <4 S !& [']> ^* environ 2,1 ®/o sur les autres matières.
3® Les candidats à cet examen qui choisissent 'Tin- .^^?'®|* g*^ ^®terprétation des livrés anciens," King-ftiai fg[ f^^ ne font le des opinions opplus «souvent aucune mention de Tchou Ht :^^, mais citent pps^s àceUes de d'autres auteurs et suivent leurs opinions, même en opposition avec lui [8], car autrement ils ne pourraient pas passer pour érudits. Il est donc évident que la conformité avec le commentaire de Tchou Hi ;^^n'est imposée que pour les ** amplifications de huit périodes," et qu'il n'est nullement défendu de suivre des auteurs opposés à Tchou Hi ^^ dans les autres compositions des examens publics. En dépit de la défense de vendre l'ouvrage Se-chou-kai^ts^ouo E9^6S[$lri ^^s opinions opposées à Tchou Hi :^^qui s'y trouvent réunies aussi bien que celles qui se rencontrent dans les autres œuvres de Mao KH^ling ^ ^ f^, conservent toujours la même valeur, et la célébrité de l'auteur , n'en est point diminuée, car Chao Song-nien 5|S fe ^ ^"i" même, dans sa supplique, lui a décerné cet éloge pompeux : «L'auteur de l'ouvrage Se-chou-kai-ts^ouo H ^ ^6SC ii possède une érudition si vaste et une mémoire si ((tenace qu'il n'est aucun lettré des derniers siècles qui ((puisse lui être comparé.» En outre, les Empereurs regardent du même œil tous les lettrés célèbres, aussi bien adversaires de Tchou Hi :^^ que ses partisans. Ainsi les Empereurs de la dynastie des Ming ^ Kia-tsing ^ i^ (1530 ap. J.-C.) et Long-k'ing ^ J| (1567 ap. J.-C.) décrétèrent successivement d'inscrire au catalogue des
[7] Au mois de novembre de l'année 1896, l'examen de baccalauréat K^o-k^ao a ii a
af^ ^^ xx X examen cie
^ ^ "préparatoire à la licence" (1) a eu lieu dans la Préfecture de Song-kiang l'année 18%, à
fe iL» (Prov. de Kiang-aou ÎLM) pour sept Sous-préfectures. Les bacheliers ^ongr-A^anflr per-
sonne ne s esc qui y concoururent furent au nombre d'environ 1500, avec environ 2000 candi- présenté pour
dftts. A l'examen accessoire, il ne fut pas donné de thème pour une "dissertation composer le Sin^-
sur la doctrine de Tc^oî^Hi^ ^^1 Sing-li-luen ^ Si W» personne ne
s'étant présenté pour traiter cette matière.
[8] 1^ Il existe un très grand nombre d'auteurs, tant anciens que modernes,
qui diffèrent de Tchou Ri :^ ^ dans l'interprétation des livres anciens. Tuen
Yuen BJC 7C (appelé du nom ordinaire Pé-yuen fo 7C' ^é en 1764, mort en YtienYtienàBLXïB
1849, de la Sous-préf. de I-tcheng f| ^ dans la prov. de Kiang-sou itjK) célè- ^^\ dictionnaire
^tf. Bfc "^ ril ^ admet pas le
bre lettré sous les règnes aeKHen-long <94 [igf de Kia-kHng i^J^ et de Tao- commentaire de
koang tS JC> dans son dictionnaire Xingr-^w-^c^oan-AûM S vS ï w5» n'a 'échoit Hi. pas daigné admettre une seule interprétation de Tchou Hi 7^ jK ou de ses disciples.
(1) Cf. Pratique des examens littéraires en Chine, par le P. Etienne Sîu S.J., p. 97.
158 XI, szposft
hommes illustres, honorés dans le temple de Ck>nfucius, les adversaires de Tchou Hi ^ j^ nommés plus haut, Lou Kieou-yuen SI ^ JH et Wang Cheou^jen 3E *ï tl (^)' ^® qui a été confirmé par des Empereurs de la dynastie actuelle.
dS^tTé^ri^St ^'^ Diaprés le très petit nombre de lettrés (4 sur 1000) sur sing-H'iueft. qui choisissent à Texamen la doctrine de Tchou Hi ;^ jK,
comme sujet de dissertation Smg-{t-{uen(^9l^, il est évident que, sur la masse des lettrés, il en est extrêmement peu qui étudient spécialement la doctrine de Tchou Hi ;^^- En eiTet, pour être capable d*écrire sur cette doctrine une dissertation digne du concours, il ne suffit pas d'avoir étudié les quatre livres classiques et les cinq livres canoniques ; il faut encore avoir lu quelques ouvrages traitant spécialement de cette doctrine. Mais, dès lors que ce concours n'est pas requis pour obtenir les grades littéraires, le commun des lettrés se dispense de ce travail [9].
[9] 1° Le oommun des bacheliers et des candidats ne jette jamais un coup
d'œil snr les œuvres de Tchou Hi ^ ^) et la plupart d'entre eux ne connaît pas même les titres de ses œuvres.
De l'inscription 2« De plus, l'Empereur K'ang-hi Si S lui-môme se montra opposé au offerte par l'Em- *- » *- jf wv» rtr
pereur K^ang-hi Tchouhismei quand il composa une inscription horizontale ^Pien |B/ de quatre à l'église de Pé- caractères Wan-yeou-tcTien'yuen S W 3% JIQ "Vrai principe de tous les
êtres" (2), comme ornement pour l'Ëglise de Pékin. Il sera bon de rapporter brièvement dans quelles circonstances cette inscription fut composée.
En la 44® année de son règne (1705) cet Empereur fit don aux Pères de la célèbre Compagnie de Jésus résidant à la Cour de Pékin, Philippe Grimaldi (Min Ming-ngo S ^ W» Antoine Thomas (Ngan Touo ^ ^) et Thomas Pereyra {8iu Je-cheng ^ H ^) de 10.000 onces d'argent pour construire une Eglise dans la Ville septentrionale ( Nei-tch'eng W ^} ? à l'Est de la porte Siuen-ou-men ja TC i^ *
Postérieurement, le 7 de la 3® lune de la 50* année de son règne (24 Avr. I7II), ce même Empereur envoya l'inscription susdite, écrite de sa main, aux Pères de la même Compagnie, Joseph Suarez (Sou Lin 1^ w) » Bernard Kilien Stumpf (Ki Li-ngan ^ ™ $) et Dominique Parrenin (Fa Touo-ming tl ^ 03 )ï pour être placée sur la façade de l'Eglise, avec une couple d'inscriptions verticales (Toei ^) ) chacune de onze caractères, à placer sous le Pien B* Une strophe de 8 vers de 7 caractères chacun (Ta^i^en-che
'ia W ^/ complétait l'envoi (3).
Le sens des inscriptions verticales est comme il suit :
«Le vrai dominateur, qui à l'origine créa les choses visibles et Invisibles,
est sans commencement et sans fin,))
(1) V. ci-dessus, NMII, 3°.
(2) V. Lettres édifiantes tom. 10 p. 62 (A Lyon 1819).
(3) V. jEW^^W pp. 122. 127. 139. (2« édition).