Arch. nat., F
Saint-Sauveur, la décoration du tribunal de Cassation, la statue de Washington, etc., autant de commandes données directement, et comme si les privilèges n'avaient pas été abolis. Quatremère avait pourtant promis de présenter la défense des artistes pétitionnaires, mais, trop occupé ailleurs, il ne paraissait pas en avoir pris grand souci, et les membres de la Commune des Arts le constataient avec quelque amertume. Ils demandèrent enfin à l'Assemblée nationale d'établir par « une loi fondée sur l'intérêt général, un mode de concours qui donne à tous les citoyens un môme droit aux travaux publics ».
En attendant, la Commune des Arts, se basant sur la loi qui a « décerné le Louvre aux Sciences et Arts », réclame du Ministre de l'intérieur un local pour y tenir ses séances. Le 28 février 1792, elle prend une délibération dans ce sens, et elle charge MM. Touesny, Petit-Coupray, Châtelain et Provost du soin de s'en entretenir avec le Ministre. Ceux-ci lui demanderont une salle où la Commune des Arts se réunira deux fois par semaine, le mercredi et le samedi. Cette salle pourrait être celle de l'Académie de Peinture, ou toute autre que le Ministre jugera convenable. Les mêmes commissaires sont chargés de faire de nouvelles représentations au Ministre contre la « nomination illégale et surprise » du sieur Lucot (sic) au bureau de Consultations, en sa qualité de membre de la Commune des Arts l.
L'incident Lucotte n'a pas en soi grand intérêt, mais" il est caractéristique. Déjà le système des