‹ Mélanges tirés d'une petite bibliothèqueChapitre 35 sur 85 · DE LA PLUS CÉLÈBRE · texte numérisé non relu

DE LA PLUS CÉLÈBRE

2°. Je Yois bien dans les bibliogi^aphies (jue la Bible de Martin est imprimée par ordre de ce grand ministre , jussu ducis de Richelieu édita; mais je demande comment Richelieu pouvoit donner cet ordre posthume en i656, puisqu'il étoit mort en 1642, ou par quel motif on avoit tardé quatorze ans à l'accomplir?

En supposant cette imprimerie fondée ou projetée par le grand Richelieu, ne seroit-il pas naturel de croire qu'elle ne fut mise en activité que par les soins de son frère aîné, Alphonse-Louis Duplessis, qui lui survécut jusqu'en i655, hypothèse qui ne détruiroit pas tout-à-fait la difficulté, mais qui l'explicpieroit en partie. En effet, c'est dans cette même année que paroissent au château de Richelieu les Morales d'Epictète, de Socrate, de Plutarque et de Séné que, et il est à remarquer que tous les biographes rapportent qxi' Alphonse-Louis Duplessis s'étoit appliqué d'une manière toute particulière h faire des extraits des moralistes anciens, et principalement de Sénèque. Ne seroit-il pas piquant que Desmarets eût prêté son nom au cadet pour une tragédie, et à l'ainé poui^ un recueil philosophique? Il n'est pas difficile d'expliquer comment, après la mort d'Alphonse-Louis, l'imprimerie passa des mains d'Estienne Migon dans celles de Martin , qui, pour faire un emploi honorable de ses caractères , et peut-être en vertu d'une condition même de leur concession , les mit en

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