THÉORIE DES ÉDIT. ELZEVIRIENNES
fection de tirage et les soins typographiques qui avoient fait la réputation de sa famille. Le fleuron non solus est le seul insigne qu'il en ait conservé. N'est-il pas probable que cet Abraham étoit le fils de Daniel , qui avoit certainement plusieurs enfans , puisque Grsevius écrit à Heinsius , le 12 octobre 1680 : « Daniel Elzevir « est malade de la fièvre, avec cinq personnes de sa maison », et quelques jours après : « Nous venons de recevoir aujourd'hui la <( triste nouvelle de la mort de notre ami commun, Daniel Elzevir, « que nous avons perdu hier à midi . La république des lettres « fait une grande perte ; mais sa famille , dont une grande partie « est aussi malade , en fait une bien plus grande ! » Ne doit-on pas présumer aussi qu'Al)raham Elzevir, étant parvenu à l'âge de force , l'Académie de Leyde s'empressa de lui confier la direction de son imprimerie , comme un témoignage de la vénération qu'elle conservoit à ses parens , et comme une ressource dans le mauvais état de fortune où cette illustre famille étoit tombée ? Quoi qu'il en soit, il ne paroît pas qu'Abraliam Elzevier, deuxième du nom , ait étendu ses entreprises au-delà de cette petite exploitation. On ne connoît du moins aucun ouvrage recommandable qui porte son nom.