POÉSIES PRIMITIVES
« notre père, dont la prudence égaloit la clarté des
i< ilambeaux qui dissipent les ténèbres?
(( Que t'avons-nous fait, Marnan, pour cpie tu a nous quittes? Nous t'aimions, nous obéissions u toujours à tes ordres, ô brave Stariscinal
(f Mes frères , il nous écoute , il nous entend : H nos voix descendent juscpi'à lui , mais la sienne (( ne peut plus monter jusqu'à nous. »
Il y a là cette poésie de sentiment dont on retrouve des traces chez tous les peuples primitifs , et cpii rappelle les chants des Madécasses comme ceux des Scandinaves, parce qu'elle a son type universel dans le cœui' humain et dans la nature. Il est d'un excellent goût de traduire de pareilles choses aA^ec une extrême simplicité , parce qu'ici le mérite de l'expression n'est rien, ou plutôt parce cpi'il y résulte d'une vérité naïve et tout-à-fait dépouillée d'ornemens. Un écrivain qui s'amuseroit à mettre du beau style sur ces pensée* de la douleur, prouveroit admirablement qu'il ne les a pas comprises, et voilà tout.
APOLOGIE POUR GABRIEL NAUDÉ. iqS
Apologie pour Gabriel Naudé contre une accusation irréfléchie, injustement perpétuée par les bibliographes. — Des vrais motifs de Gabriel ]\audé dans ses Théories du Pouvoir absolu.
Considérations politiques sur les Coups d'État , par G.
N. P. (Gabriel Naudé Parisien). A Rome, (à Paris,)
1639, in-4. ; mar. rouge.
Édition dite originale,. très rare.
Science des Princes, ou Considérations politiques sur les
Coups d'État, par Gabriel Naudé Parisien, a^ecque les
Réflexions histoi-iques , morales, chrétiennes et politiques de