EpitrOsvéwv, AP. VII, 428; àx^wv, XVI, i
l6o MÉLIÊAGRE DE GADARA.
Les Ioniens placent ou maintiennent volontiers avant la terminaison une voyelle longue. A leur exemple, Méléagre a écrit : vîtTJe;, "Apr^sç, vr^sç, gajiAîJa et vr^wv '. Le redoublement de la consonne au datif pluriel rend la versification beaucoup plus aisée. Les vieux aèdes le savaient bien, et cette facilité a séduit un poète peu soigneux. Ainsi doivent s'expliquer : t.ôgz'., v£7.y£5j'., cpsacri ', etc.
Passons au verbe. La chute de l'augment est continuelle dans Homère. Méléagre s'autorise de ces exemples. Sa négligence y trouve profit 3. A-t-il jamais supprimé l'aiigment temporel? Je ne le crois pas. 'Avjw, àp-a^o) et quelques autres gardent bien à l'imparfait ou à l'aoriste un a initial. Mais cette voyelle tient la place d'un r,. La forme est dorienne.
Dans la flexion, les désinences non contractes sont fréquemment conservées. Je citerai è'ypeo, aysc, r.dbtG^: cx/ea'., àravaivsa'. et vjpyicao ^. Les voyelles subsistent parfois côte à côte dans les thèmes en a, e et c ^. Parfois aussi elles s'assimilent suivant les règles du dialecte ionien. On en arrive ainsi à dire ôpsw pour ôpdéw 7. Il est plus difficile d'analyser ôpaa et yavéwvTa ^. Méléagre a commis
1. AP. VII, 408; VI, i63; XII, 85, 68; VII, 470. Planude (V, 180) écrit "Apeoç. La vulgate est "Apewç.
2. NexOsdffi, VII, /|2i; Tcocrorî, V, 17g; VII, igS, 428 (deux exemples); XII, 5.H, 85, loi; <TTaY6v£<T<7i, VII, 19Ô.
3. BâXev, IV, I, 49; ÔéÇaxo, XII, 94; Sûxe, XII, iSa; 6rixaT0, IV, i, 43; xdtT£xo^> V, 174; xp'j'jycv, VII, 207; 7c6p$, XII, i58; dTrjerev. XII, 28; TplçsTo, XII, i33.