Cf. Finsler, Kritische Untersuchungen, p
9. Anthologia graeca... t. I, p. XLIV sqq.: 0 Verisimile est poetas illos qui iiterentur sermone non patrio, sed studiose concinnato, non a niatribus instillalo, sed a magistris tradito, proniore illo nunc ad doricum charactereni, nunc ad ionicum ; verisimile est, inquam, illos in hac re aurium jvidicio plus aliquanto quam severis grammaticorum praeceptis tribuisse, atque diversarum dialectorum formis, quae quidem inter se consistere possent, callide conjunctis ravisse, ne aut crebra eorumdem sonorum itcratione aures onerarentur, aut dorico 7i).aT£ta(T[Jiâ) elegiaci numcri nimiuni gravarentur, aut mollioribus lonismi formis nimiuui enervarenlur. »
ï6/l MÉLÉAGRE DE GADARA.
Je crois pourtant qu'un Grec de la bonne époque eût souffert de ces discordances. Mais on était plus accommodant à Tyr, un siècle à peine avant Jésus-Christ. La critique peut laisser, dans les pièces doriennes, les formes non contractes, les datifs en c.ji, les génitifs en cTc et ew, les radicaux allongés, et les verbes sans augment".
Des confusions de ce genre sont tolérées par la plupart des auteurs grecs. Seîj pour aeto se trouve bien des fois dans Homère =». Les messagers de Sophocle emploient volontiers les imparfaits et les aoristes épiques ^. Mcjv;; et JsTvoç servent à ennoblir le dialogue dans les tragédies 4. Les datifs archaïques furent longtemps conservés par le style officiel 5.
La licence est bien plus grande dans les inscriptions versifiées de basse époque. Au début de la période romaine, on écrivait : MvajjLeTcv xsBe gsTs ^. On rapprochait àpsTov et Mcipéwv 7, et dans une épitaphe pleine d'à doriens, on mettait yjéXioç à la fin d'un pentamètre ^.
Il ne faut donc pas abuser des scrupules. D'ailleurs souvent chez Méléagre les mots qui font tache sont défendus par des raisons métriques. Pour maintenir l'uniformité voudra-t-on fausser la mesure, ou changer tout le coloris de l'épigrammeo?