AP. VU, 4ig
a. AP. V, î6o.
souvenirs ; les échos d'Alexandrie n'arrivaient pas jusque sous les voûtes du Musée.
Pour les disciples de Gallimaque, le choix d'une épithète ou d'un adverbe est une œuvre de science et de réflexion. Au m" siècle le vocabulaire grec est comme un grand répertoire, avec des subdivisions nettes et des références. D'un côté, le chapitre des termes prosaïques, terminé par un appendice qui contient les néologismes. D'autre part, les expressions mises en vogue par les poètes. Elles se répartissent en trois classes, car euxmêmes forment trois groupes : Homère et Hésiode, — les lyriques et les dramatiques, — les Alexandrins.
Méléagre a beaucoup de ces mots incolores qu'on admet partout et qu'on répète sans même les remarquer. C'est la monnaie courante des conversations, mais chez lui elle n'est pas toujours d'excellent aloi. Pour rendre des pensées et des sentiments nouveaux, il avait fallu enrichir les lexiques. Parmi ces locutions d'origine récente, je note seulement un substantif : csXiç (page de manuscrit)!. Les verbes sont plus nombreux 3. Parfois ils dérivent d'un adjectif composé : cette recherche plaît aux auteurs de décadence. Quelques mots ont changé de sens : à l'époque alexandrine, Xa).'.à désigne la parole, le discours, et non plus le bavardage 3; la y,zpiù^ii:; est un paraphe^; apii répété sert, comme en français «tantôt», à opposer deux membres de phrase s.
3. 'AxOoçopéw, VII, ^68; Ôtaxvî^o), IV, i, Sa; eTiiTtXéxw, V, i/iy; XII, a56; sùxapTiéu), IV, I, 33 (Aristophane a peut-être employé ce mot dans les Tagénistes : cf. le Thésaurus, ad verbum); fjLuxÔt^îw, V, 179; (rapxoçayéo), V, i5i.