AP. V
CHAP. X. L'EXPRESSION. l8l
pas la rhétorique. Nous rencontrons à chaque pas : i ôpajjç,
Cette expression complexe peut s'adjoindre soit un nom, soit un pronom. Le poète s'écrie volontiers : MuiVxc;
ypîùTX TOV ÙTuvaràiv^ ; \kï tov £p£iB6[A£vov, aà ty;v ç'.XàawTcv ^, et, avec une transposition curieuse, tov [j.£ aTpwTov 5. Il use et abuse de ce tour, sans trop s'inquiéter de la correction grammaticale. Zeùç hxi xeIIvoç 6 àpTuà^aç^ se comprend et même s'analyse; mais la phrase eût- elle satisfait un Attique?
Dans ces exemples, qu'on remplace par un nom l'adjectif ou le participe; on aura des appositions. Elles sont très communes chez Méléagre. L'antécédent est de préférence un pronom personnel, exprimé ou sous-entendu : Mè TOV vaÙTT^v, \fl TOV TupsaêjTr^v, [xl tov ly.sTigv; è'ÔAajTOV 6 g-jv MoùcoLiq MsXéaypoç 7.
Supprimons l'article; la phrase sera plus légère, et l'apposition pourra prendre des formes très variées. En voici de bien curieuses : à'.a^w MsXéaypoç (moi, Méléagre, je me lamente) s, xaç Ile'.Ôou; y.al Kyrpi^oç 'HXioSwpaç 9 ([au nom] d'Héliodora l'égale de Cypris et de Peitho). Damis est jeté comme de la cire dans le feu {^Xrfiûq xY;po; z\^ àv6pa%'.^v) ïo. Un rival doit être saisi par le sommeil d'En-
1. AP. VII, 421 ; XII, 68; V, 177 ; XII, 67 (épigramme douteuse).