AP. V
l82 MÉLÉAGRE DE GADARA.
dymion (KeiîOo) SsjTsps; 'Evoj'xiwv). Zénophile a l'éclat des roses fleuries (r,o\ TéOr/Ae ^6$cv) ' .
Le nominatif s'emploie dans les invocations. En vers, cette licence est autorisée :
"Acipa, 7.ai Y) çiXépwst xaXcv çafvouaa SsXtjvtjî.
(( Astres, et loi, la Lune, qui brilles charmante pour les amoureux. »
Ici l'article est conservé, ce qui donne à la prière un tour hiératique et solennel.
L'accusatif sert de complément direct. Cette construction, quoique banale, peut devenir intéressante quand l'écrivain sait son métier. Méléagre dira : àvôoêcXeîv x^^'^i'^ (semer de fleurs une chevelure) 3, dcxpoSo'kzvf [â'vîpa] (piquer [un homme] de l'aiguillon) ^ coLpy,Q(fx-fEvf |i,£).r< (dévorer la chair des membres) 5, xuSsusiv 7:v£j;j.a (jouer aux dés le sort d'une âme) 6, âTuaaTpàirxeiv xaXXcç (lancer une image gracieuse dans un éclair)?.
'Eav ypz'iO'f (laisser du temps), vaistv y,zp'Joiz (habiter les cimes des montagnes) ^, irXsTv r.ôpz^t (naviguer sur un détroit), et -^vicx^Tv [x'.vajo (conduire [quelqu'un] comme avec des rênes) semblent moins dignes d'attention.
L'accusatif de qualification sert à doubler un substantif
1. AP. V, i65, 144. Cf. V, i43, iSa. Dans l'épigramme XII, ii4..., je trouve.
... *ae(T?6pe... Taxù? 'éXôoiç
"E<T7lEpOÇ...
Étoile du matin, reviens bien vite comme étoile du soir.
2. AP. V, 191 ; cf. AP. VII, 196, çfXo;. IxéT),io; (AP. XII, 73) est un nominatif d'exclamation.