AP. IX
q. AP. XII, 53, 86.
CHAP. X. L'EXPRESSION. l83
implicitement contenu dans le verbe. Cette règle, particulière au grec, permet d'expliquer, chez Méléagre, certains passages, où il est presque toujours question de cris ou de musique : âvwpusaôai Tuévôcç (mener un deuil avec des lamentations) S xpà^eiv y.éXaSov (produire un bruit) 2, j^iA^rcrv et y.p£y,£iv [LiXoç (moduler un chant) 3. Cet accusatif, n'étant pas un complément direct, s'unit quelquefois aux verbes passifs. KoiiJi.aj6ai urvov o©£'.X6;jl£V5v (s'endormir du sommeil inévitable) ^ peut surprendre, mais non choquer. r£[j.{Cc;i.at civsv ^ exige quelque commentaire. Cette forme suppose à l'actif Y£[j.{C£iv olvcv (remplir de vin). C'est, en effet, ainsi qu'on parlait au temps de Méléagre et de Pausanias ^ ; un classique aurait dit : yB\)il^zvf crvcj.
L'accusatif de qualification est si commun que son emploi s'étend aux adjectifs neutres. On peut alors se croire en présence d'un adverbe, et de fait la distinction est souvent malaisée. Méléagre a multiplié les exemples de cette tournure, si bien que les relever serait fastidieux. r£>vav prend après lui [j-aiata, à6pà, çaiBpà, G[[m 7, r.oXXi, rsA^i, aapoâv'.sv, i^ù 8. Ce dernier mot, à son tour, peut régir çtAéw, TJTCso) et yr^ôÉo) 9. Les participes comme les modes personnels admettent cette construction. Je remarque atfjià ff6(rr3pa)ç (qui fait la nique en retroussant le nez), àxiTr^/.Ta çiXcuja (qui aime d'un amour dissimulé) 1°, ouXa y.a;j.ç;6£r7a [/.wpcviç]
a. AP. XII, 187.