AP. V, i84: lîToXur
l8G MÉLÉAGRE DE GADAllA.
par le dalil. Le sens de ce cas est souvent très fort (datif de possession) ; mais ailleurs il s'affaiblit et s'efface (datif éthique). Méléagre dit : pàXXsiv tivi (jeter un objet contre quelqu'un), gsav vm (parler en criant à une personne), àp-àÇeiv T'.vi (arracher à un adversaire) ' , àTpwxs; ndOc; (invulnérable aux amours). 'Opyr; iV/j y.JjxaT'. ^ (colère pareille à celle des flots) est une ellipse fort usuelle en grec.
L'instrumental et le locatif ayant disparu, le datif a pris leur place. C'est ainsi que le poète a pu écrire, non sans force : [cxlq] (3oa [kiaxi^i àvétxwv (la mer hurle sous le fouet de la tempête), ou [r.oriq] xpj^avevjç y.6\f.x'.7: ([adolescent] à la chevelure fleurie d'or) 3. Le datif local est peu commun chez les prosateurs, mais les versificateurs ont plus de licences, et Méléagre use largement de la permission. Citons, sans épuiser la liste, y.cX-jrc.;, istw, xciAy;, irupi ^,
La syntaxe des prépositions n'est pas très régulière. Bicç £x vr<wv ^ veut dire : la vie maritime. 'E/. introduit les compléments de xXéy-eiv, àvàiuTeiv et aiBsjAa'.. Dans ce dernier cas, le datif seul aurait suffi 7.
'Ev revient sans cesse, et quelquefois hors de propos. S'attend-on à le rencontrer après ^p'^w^? Pour owvsïv vn
1. AP. XII, 83, iSa, 167. MéléagrQ, comme tous les auteurs d'épigrammes et d'inscriptions, remplace àvaTÎÔsfAat [tivi] par ti8y)[ii ou TiOsfxai (AP. VI, i6a). Il a peut-être employé (AP. XII, 67) oîvoxoéw xivt. Cette tournure n'est pas bien grecque.