AP. V
3. AP. XII, 92; V, 212. Comparer V, i5i, iH, 157; XII, 48, 1/17. Cet emploi de xaî est fréquent chez les poètes grecs. Cf. C. Dilthey, De epigrammalis nonnullis graecis disputatio, Gottingen, 1881, p. 6 sqq. Dilthey cite AP. VII, /i56 (Dioscoride), 384 (Marcus Argentarius), 3i (Dioscoride), Théocrite, Syracusaines, 86, et les Epigrammata de Kaibel, num. 647. Je ne suis point sûr que l'cpigramme XII, 66, appartienne à Méléagre, mais le vers
Myixéti irpo; to xâXov xai a\j [AaTaia çépyj
est tout à fait digne de lui.
4. AP. V, i36, 3. Je donne ici la leçon d'Heckcr. Celle du Palatin ((juv àxpr,Ta)) n'est pas bonne.
192 MELEAGRE DE GADAHA.
Celte tournure, qui vient d'Homère, fut quelquefois imitée par les classiques ».
L'Athénien de Gadara ne s'est donc point trop vanté dans son épitaphe. Il sait le grec et connaît assez bien les règles pour qu'on lui pardonne de les oublier. Subtil et pourtant aise, souvent gracieux, quelquefois énergique, il plaît; il étonne, mais il ennuie rarement. Toutefois je voudrais entre les divers éléments de la phrase une proportion plus exacte. Trop d'appositions, d'épithètes, de particules emphatiques. On cherche en vain ces propositions subordonnées qui marquent à l'idée ses justes limites. La période est touffue plutôt que riche. De même, dans les monuments orientaux, le plan rudimentaire se devine sous la profusion des arabesques.
1. W. Kruger, Griechische Sprachlehre, zweiter Theil, zweites Hefl, S ôo. num. I, note 10.
CHAP. X. L'EXPRESSION, IqS