AP. V
et'6 un' èjjLot; vOv ^ei).e<Ti ^et^ea ôeîffa
'AuveuaVi 'l'uxàv tàv èv èu.o\ upoTtîoi.
7î)>r,[xtJL'jp£Î 7rap6svixaî(Ti çôvo;.
CHAP. X. L'EXPRESSION. IqS
printanières » qui, dans l'hymne homérique, accueille la naissance d'Apollon ^
Par malheur, cette imagination brillante a des faiblesses pour le lieu commun. Métaphores et comparaisons sont trop souvent puisées aux mêmes sources. Éros est un dieu qui blesse : quel thème propice aux développements ! Rien ne nous sera épargné, ni Tare, ni le carquois, ni les plaies cruelles, ni l'ongle des jeunes filles, dont l'égratignure va jusqu'au cœur 3. Ces folies nous sont presque insupportables; mais il y a en elles un grain d'observation : elles dureront autant que le souvenir de l'Eros mythologique.
Nous avons laissé perdre d'autres expressions qui valaient mieux. Méléagre parle souvent de la mer qu'il put considérer toute sa vie 4. Cypris est un océan plein d'amertumes 5 ; que Myiscus ouvre le port ^ ; les Pothoi soufflent avec violence?; mais l'Amour tient la barre s. Tryphéra est plus dangereuse qu'un écueil 9. Pour une fois, le dieu malin s'afflige, et ses ailes pendent telles que deux rames lo.