‹ Méléagre de GadaraChapitre 15 sur 190 · De Oratore, III, 5o, S · texte numérisé non relu

De Oratore, III, 5o, S

6. Cf. Théodore Reinach, De Archia poeta, Paris, 1890, p. a sqq. Suivant Reiske, un poète de la Couronne, Tymnès, n'a pu vivre avant l'année 120. Il parle en effet de Priape (AP. VII, 487), dont le culte, dit le critique, ne s'est répandu qu'après cette époque. Jacobs a déjà fait observer que l'argument était des plus faibles (cf. Animadv., t. VIII, p. 963).

cause devant le tribunal des Romains ». Philodème, concitoyen de Méléagre, qu'il imite fréquemment, avait en 55 la réputation d'un adroit versificateur 2. Tullius fut le secrétaire de Cicéron, qui parle de lui dans une lettre écrite en 5i 3. Enfin, le Syrien Archias a visiblement eu entre les mains les œuvres de son compatriote 4.

Méléagre vécut donc à la fin du 11* et au commencement du I" siècle. Une note du Palatin vient à l'appui de ces conclusions. Le poète était, dit le scoliaste, dans son 0LV.]i.-f\ sous le règne du dernier Séleucus (■îjxfji.aaev êTul SeXsuxou âaxaTou)^. Quel est ce prince? Probablement Séleucus Épiphane (95-94)^. Séleucus Cybiosactès ne fut guère qu'un aventurier.

En présence de tels arguments, que vaut l'assertion de Diogène? On peut la rejeter, et compter une erreur de plus au passif du compilateur. Nietzsche accusait le scribe et cherchait des corrections. Maass et Wilamowitz Môllendorf proposent une interprétation très plausible?. Dans le passage qui nous occupe, Diogène se réfère à Dioclès de Magnésie. La phrase n'est donc qu'une citation. On a prouvé, d'autre part, que Dioclès ^ vivait une soixantaine d'années avant notre ère. Supposons qu'il ait écrit : « Les

1. Strabon, XIII, S 9 (cf. Th. Reinach, Mithridate Eupator, Paris, 1890, p. 137).

2. Cicéron s'étend sur son compte dans un discours contre Pison (prononcé en 55), 28-29, s 68-70. Le poète n'est pas nommé, mais Asconius dit, dans une note à ce passage : a Philodemum significat, qui fuit epicureus hac aetate nobilissimus. »

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