AP. IV, I, 65; V, 57, 2; 187, 3; XII, 125. 7; 169, i
220 MÉLÉAGRE DE GADABA.
LA METRIQUE
Durant la période classique, l'infinie variété des mètres n'était pas un embarras. La mélodie et l'accompagnement soutenaient le rythme et rendaient les confusions impossibles. Mais un poète alexandrin recherche avant tout l'approbation des lecteurs. Aussi doit-il de propos délibéré abandonner une partie de ses richesses. Asclépiade compose encore des logaèdes et des trimètres scazons ». Méléagre ne fait plus d'infidélités au distique =».
Dans le domaine restreint qu'ils avaient choisi, les auteurs du m^ siècle voulurent réaliser la perfection. Ils ont l'horreur du spondée et s'efforcent de lui mesurer étroitement l'espace. Était-ce bien utile? Homère est loin des lourdeurs d'Ennius, et son hexamètre prend mille formes souples et charmantes. Fallait-il en sacrifier quelques-unes à un vain souci de purisme? Théocrite ne voulut pas s'y résigner. Méléagre avait moins d'audace: mais il répugnait aux longs efforts, et sa correction est tempérée de quelques négligences.
Il débute volontiers par quatre dactyles. Les Alexandrins aiment cette allure vive et légère ^. Mais il faut de la