DSDD
3. DDSD, 21; SDSD, 19. Callimaque, dans ses épigrammes, évite le spondée troisième (cf. Heep, Quaestiones Callimacheae metricae, p. 17). Si parfois il le tolère, c'est pour faire place à un nom propre. Dans les Hymnes, le spondée troisième est admis, mais il faut alors que le vers ait une césure bucolique. La règle est très générale si le deuxième pied est un dactyle ; absolue s'il est siîondaïque. Méléagre a beaucoup moins de scrupules. Il use souvent du spondée troisième sans que l'hexamètre soit coupé à la bucolique. Les exemples que j'ai relevés se classent en quatre catégories : i" La faute est palliée par l'emploi d'un nom propre : AP. V, i56, 1; 197, i; XII, 85, 9; i6ii, 3;
— 2° Le vers contient une anaphore : AP. V, i44, i; 1/17, 1; IX, 16, i; XII, 83, i;
— 3° Le second pied est dactylique : AP. IV, i, 19; V, 67, 1; i32, i; i5i, 5; 204, i; VII, 417, 9; XII, 79, i; i/»i, 3; — 4° Rien n'excuse l'incorrection : AP. V, i52, 5; 2i5, 5; XII, 92, 7.