‹ Méléagre de GadaraChapitre 164 sur 190 · DDDS, 17; SSDS, l · texte numérisé non relu

DDDS, 17; SSDS, l

5. sssD, 8 ; Dsss, i; ssss, i. On trouve chez Méléagre tous les schémas possibles de l'hexamètre non spondaïquc. Callimaque en avait rejeté quelques-uns, SDSS, ssss; d'autres, moins déplaisants, étaient acceptés quand levers contenait une anaphore ou un nom propre (ddss, sssd, dsss; cf. F. Beneke, De arte metrica Callimachi, Strasbourg, 1880, p. i5 sqq.). Méléagre est moins attentif. Il a écrit, AP. V, i84, 7 :

Kat'xoi «jot 5w(y(o T£p7rvr,v )rapiv...

i^22 MÉLÉAGRE DE GADARA.

approuvent la conclusion spondaïque. J'en remarque deux exemples dans les épigrammes de Méléagre ».

Le pentamètre a moins de souplesse, puisqu'on ne peut rien changer au second hémistiche. Dans le premier, quatre combinaisons sont possibles. Pour varier la cadence, les métriciens autorisent une succession de spondées 3. Mieux vaut pourtant n'en admettre qu'un, juste avant la penthémimère 3. Cet arrangement satisfait Méléagre, qui, d'ailleurs, ne dédaigne pas les pentamètres tout en dactyles ^».

Homère use presque indifféremment de la penthémimère et de la césure xaià tov tpCtov xpcyaTov 5. A l'époque alexandrine, la seconde prit le dessus, et la pause métrique intervint de préférence après la syllabe brève ^. Ce contre -temps amusait l'oreille. Il semblait, en outre, gracieux dé lier fortement les deux moitiés du vers. De plus en plus on délaissa la penthémimère. et, chez Nonnus de Panopolis, elle est rejetée dans l'ombre 7. En même temps la bucolique gagnait en importance. Devintelle une césure essentielle de l'hexamètre.^ J'en doute. Méléagre la néglige fréquemment, et ne l'emploie jamais seule; tandis qu'il coupe toujours son vers au troisième pied.

Penthémimère et trochaïque troisième paraissent quel-

I. AP. V, 198, 3; XII, 9/1, I. Ces deux spondaïques sont termines par des noms propres : 'AvTtxXeîaç et *HpaxXeiTo?. II est très rare que dans une pièce écrite en distiques on mette un spondée au cinquième pied de Thexamètre. Callimaque ne l'a jamais fait (cf. Beneke, op. cit., p. 20 sqq.). Il en est de même pour Asclépiade, Posidippe et Hédyle (cf. ma thèse latine, cap. VIII),

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