‹ Méléagre de GadaraChapitre 17 sur 190 · Cf. infra, ch. III · texte numérisé non relu

Cf. infra, ch. III

3. Schneider, Peric. crit.in Anth. graec, p. 109 : oQuod summus Reiskius in notitia Meleagro tribuit Su|nr6<7iov, in eo adversum sibi habet Athenaeum, qui clare hoc Meleagro cynico tribuit, quem distinguit a Gadarensi. Unde error Fabricii natus, qui Gadarensem nostrum Diogenis cynici discipulum facit. »

carrière avec les Charités de Ménippe ^ ? » Dans les Deipnosophistes, le nom de Charités s'applique aux Ménippées de Méléagre^. L'accord n'est-il pas frappant? Le poète se vante d'avoir associé les Piérides, Éros et les Grâces riantes 3, c'est-à-dire les madrigaux et les joyeuses satires. 11 affirme, un peu plus loin, qu'il sut réunir le plaisant et le sérieux (y^XwTa xal cirouBàv) 4. Ces deux mots paraphrasent exactement le titre de aroyBx>YéXcioç que portait Ménippe.

Ces preuves sont décisives, aussi sommes-nous en droit de négliger une phrase malencontreuse du scoliaste. On lit en marge d'une épigramme ^ : Tcîî aùxoD MeXsaypou, eiç xèv MeXéaypcv xcvâxtYpaiJLtJLaToçopov. Schneider peut-il s'autoriser de ce texte? Évidemment non. S'il faut ici distinguer deux personnes, ce sont deux poètes, et non pas un poète et un philosophe. Mais il est hors de doute que le Byzantin a voulu dire : « Par deux fois Méléagre s'est pris pour sujet de ses vers. » L'idée était complexe, l'expression fut ambiguë.

Les Ménippées ne furent qu'une œuvre de début. Le jeune Syrien eut bientôt des maîtresses, et ne songea plus qu'à les chanter. Dès ce moment commence pour lui une vie nouvelle, où l'érudition peut déterminer plusieurs périodes. Mais avant tout, une question se pose. Le principe de notre étude est que les épigrammes se rapportent à des faits réels. Sommes -nous autorisés à l'admettre? Les Grecs en usent fort librement avec la vérité. Antimaque publia une énorme collection d'élégies. On ignore s'il fut amoureux. Les passions de Méléagre ne sont-elles que le reflet de ses lectures? Je ne le crois

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