AP. IV
Méléagre ne sait pas toujours se borner. Dans h ois distiques les trois pentamètres ont aux mêmes endroits répithète et le substantif. La parure est trop voyante et mal portée. Aussi bien, ces contraintes pèsent vite au poètes Ses coupes multipliées dérangent la symétrie. D'ordinaire il ne la recherche pas, et met à la suite les mots que le sens rapproche :
Kal ay.oXiôiv cpôpwv y.viJixaTa oa.y,p\jyapri 2.
(( Égratignures et larmes du cruel matin. » Cet abandon vaut mieux qu'une laborieuse correction. Les fins de vers rebattues sont bien plus choquantes. "Epwç, IpwTîç, è'pwTcç ^ fournissent des cadences faciles qui reviennent à satiété. Dix hexamètres sont terminés par le nom de Myiscus ^, dix- sept par celui d'Héliodora ^. Nous lisons deux fois çXoya Tiv (piXc-^aiSa et rjp tc xspajvsôcXov ^. Méléagre n'évite pas certains groupes de sons qui nous déplaisent. Il dit fort bien tgvBs Sa \)/q et ;j.-r^ jxe AaOr; 7. Tous les auteurs grecs en sont là. La prononciation distinguait
appr,TOu... llepfTEçovrjç.
r)[jiET£pï)ç... 7rap0evtriç.
yuvatxeîov... TtôXsfxov.
Quelques érudits croient l'épigramme apocryphe ; ces remarques viennent à l'appui de leur opinion.