Cf. supra, p. i
5. AP. V, 4, Philodème; 5, Stat. Flaccus; 7, Asclépiade, ou plutôt M. Argentarius (cf. ma thèse latine, cap. II); 363, Agathias; VI, 333, M. Argentarius.
6. AP. VII, 300, Niciasj 301, Pamphile; 3i3, Archias; 364, M. Argentarius ; IX, 93, Anlipaler.
2^0 MÉLÉAGUE DE GADAUA.
ditions de rhellénisme, le poète les oublia souvent et sut quelquefois les dépasser. En lisant les auteurs grecs, nous voyons trop que l'homme ne comptait pas en face de la cité. On ne connaît complètement un écrivain que s'il a joué son rôle dans l'histoire de son pays. Que sont pour nous Euripide, Eschyle, Hérodote même et Thucydide? A ces grands hommes on voudrait arracher leur secret, mais sans répondre ils continuent à nous parler de choses éternelles, à nous enseigner le beau et le vrai, et dédaignent de s'attarder aux médiocres accidents de leur existence. Cette réserve est admirable, mais à la longue elle attriste. Méléagre n'a point tant de majesté. 11 nous raconte son roman, il nous confie ses joies et ses peines. On sent déjà en l'écoutant que bientôt viendront les élégiaques latins, ces charmants égoïstes qui mettent l'histoire, la mythologie et la morale au service de leurs amours, et dans le lointain s'annonce l'avènement d'une littérature nouvelle qui sacrifiera trop souvent l'œuvre à l'écrivain. Méléagre n'est point un grand caractère, ni un grand esprit. Mais il aura la gloire d'être, parmi les anciens, l'un des poètes les plus modernes.