‹ Méléagre de GadaraChapitre 22 sur 190 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Méléagre était de Gadara M mais il y a deux villes de ce nom : la première, dans la province de Pérée, près du Jourdain, de l'Hiéromax et du lac de Génésareth; la seconde en Idumée, non loin de la mer et dans le voisinage d'Ascalon. MM. Droysen et G. MuUer tiennent pour la Gadara de Pérée'; M. Duruy, pour la Gadara dldumée 3. Personne que je sache n'a discuté la question.

L'opinion de M. Duruy s'autorise d'un texte formel : « Dans l'intervalle (entre Joppé et le mont Casius) se trouvent, nous dit Strabon, le pays de Gadara, puis Azot et Ascalon. De Gadara sont Philodème l'épicurien,

I. AP. VII, 418, I, /il 9, 5. Ce témoignage est confirmé par celui des lemmes (p. 81 du ms.). Le texte de Méléagre :

'At6\; èv *A<T<Tupioi; vaio|x£va TaSapa,

a donné lieu à de nombreuses discussions. Martini, Épist., IV, 5, p. 184 sqq., déclare qu'il s'agit d'une ville d'Atlhis, voisine de Gadara, ou plutôt de Padara. Padara serait située non loin de l'Euphrate. Reiske suppose simultanément, et avec une égale vraisemblance, que la mère du poète s'appelait Atthis, ou que Gadara avait reçu une colonie attique. La solution que j'adopte se trouve dans Jacobs. — Le sens du mot 'Aaaupîoiç ne peut faire difficulté. Les Grecs ont toujours dit indifféremment : Syrien et Assyrien.

3. Histoire de l'Hellénisme, traduite sous la direction de M. Bouché-Leclercq, ï*aris, i883, t. II, p. 757;— Strabon (collection Didot), index, au mot Gadara.

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