AP. XII, Uk; VII
10. AP. VII, /!i99. Théétète fut l'ami de Callimaque, qui lui adressa une épigrammc. Call., Ep. 9 (éd. Schneider).
13. AP. VI, 385; IX, 33o; VI, 3i; VII, 169, 166. Un autre Nicarque vécut sous l'empire romain et composa des poésies satiriques. V Anthologie nous les a conservées.
i3. Cf. infra, même ch.
a. AP. XII, 33 ; VII, 397.
i5. AP. IX, 338.
16. Les épig. AP. VI, 318; VU, 347, etc., sont comprises dans deux séries.
Palatinus. Les problèmes furent également mis à l'écart. Aux Alexandrins comme aux classiques, V Anthologie emprunta surtout des épitaphes et des ex-voto. La faveur des inscriptions métriques grandissait toujours, et c'est par centaines que nos savants les recueillent. Les versificateurs n'attendaient pas les commandes. Ils déclamaient dans le vide, et ces fantaisies enchantaient un compatriote d'Antipater.
Mais un poète erotique gardait ses meilleures tendresses pour les poèmes amoureux. Le iii^ siècle avait de quoi le satisfaire. L'épigramme subit les vicissitudes de l'élégie. A côté de Philétas écrivirent Asclépiade et Posidippe. L'école ne fut pas très nombreuse. Dioscoride, Rhianus, Alcée, Phanias, Gallimaque, Asclépiade, Posidippe, Polystrate, Antipater et Mnasalque forment une liste assez longue et pourtant incomplète. Mais oii sont les interminables énumérations de tout à l'heure » ? Un bel esprit sans beaucoup de talent alignait aisément quelques distiques pour une offrande ou une tombe. Éros est moins indulgent aux médiocres, et les gens du métier se risquaient seuls à le célébrer. Leurs œuvres en avaient d'autant plus de prix, et Méléagre y puisa largement.
Knaack suppose pourtant que ces préférences furent contenues par quelques scrupules. Le compagnon de Myiscus et d'Oudiadès avait pris de la réserve avec les années, et, quand il sollicita l'approbation de Dioclès, il ne voulut pas lui présenter trop d'épigrammes philopédiques. Les pièces de ce genre sont, dit le critique, extrêmement rares dans les séries qui proviennent de la première Anthologie, Le contraire est bien plus vrai. On
I . On pourrait presque retrancher les noms de Phanias et de Mnasalque. Ces deux poètes semblent n'avoir composé que fort peu d'épigrammes erotiques.
s'en aperçoit en parcourant la Mcu^a Ilatî'./.r^. Mais, suivant Knaack, Slraton a mis a contribution, non la Couronne, mais les natBtxâ. Je ne saurais accepter cette hypothèse, puisque les IlaiSixa renfermaient seulement des vers de Méléagre. D'ailleurs, des madrigaux composés pour Théoclès, Andragalhos et Praxitèle n'ont pu être publiés en Phénicie. Ils faisaient donc partie de la Couronne.
Un écrivain de notre temps répugnerait à rapprocher ses œuvres de leurs modèles. Mais les Anciens cédaient moins que nous au désir de l'originalité. Méléagre fut, je pense, fier de prouver qu'il avait des lettres et ne craignait pas de se mesurer avec Asclépiade et Gallimaque.
Il avait en outre son amour- propre de compilateur et ne voulait pas laisser perdre les plus précieuses pierreries de sa Couronne. Son livre est paré avec un soin jaloux. Tel grand homme est là pour la montre. Dût-il ne donner qu'un distique, on pourra le mentionner, et cela honore. Un modeste sixain forme tout l'apport d'Antimaque ^ Apollonius est oublié, mais les Thériaques valent à Méandre ^ les honneurs d'une citation. Les épopées d'Euphorion. plus que ses petits vers 3, font songer aux couleurs éclar tantes du lychnis 4. Aratos est le palmier qui élève son feuillage parmi les étoiles 5. Cet éloge serait bien disproportionné s'il ne s'appliquait aux Phénomènes ®.
Deux pièces insignifiantes sont attribuées à Philétas le
I. AP. IX, Sai. On croyait jadis l'épigramme apocryphe. Spiro(Z)« Earipidis Phoenissis, Berlin, i884, p. 26, n. 29) a démontré qu'elle est authentique. 3. AP. VII, 435, 526.