‹ Méléagre de GadaraChapitre 53 sur 190 · AP. IV · texte numérisé non relu

AP. IV

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Samienï. Le maître de Théocrite était de Cos. Faut-il distinguer ici deux poètes? La question est embarrassante. Que décider pour Théocrite lui-même? Le Proème ne le mentionne pas, mais l'Anthologie lui fait accueil. Sur ce point Weigand a levé tous les doutes exprimés par Passow. L'omission peut être involontaire, mais je ne le crois pas. Méléagre eut probablement des manuscrits défectueux et interpolés. Certaines dédicaces ont été copiées sur des monuments. Elles sont d'ailleurs groupées avec une régularité qui inquiète, et il ne semble pas que la série provienne de la Couronne^. Le silence du compilateur trahit donc la gêne, et peut-être quelque dédain.

Callimaque avait des ennemis et des admirateurs enthousiastes. Cet écrivain délicat et sec ne réussit pas toujours dans les grands tableaux, mais il triomphe dans les esquisses. Jusque sous l'empire ses épigrammes furent célèbres, et les archéologues en ont récemment déchiffré une, copiée sur le mur d'une maison romaine par quelque jeune Italien 3. Cinq nous ont été conservées dans l'Anthologie des Diaphora metra^. Un grand nombre fut recueilli par Méléagre. L'emblème du poète est un myrte plein de miel amer ^. Entre tous les feuillages qui composaient les couronnes, on recherchait ces rameaux parfumés et brillants. L'arbuste d'Aphrodite convenait au grand élégiaque de Cyrène, et la métaphore, dans sa concision, rappelait bien les joies et les tristesses des amoureux. Ne cherchons pas ici d'allusions raffinées et malveillantes. Méléagre ne songeait pas aux inimitiés

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