‹ Méléagre de GadaraChapitre 56 sur 190 · Cf. AP., t. III, III · texte numérisé non relu

Cf. AP., t. III, III

3. Il en a tiré l'expression proverbiale oîct xopwvïj (AP. XII, 92, 4).

4. AP. V, 199. Il faut y ajouter AP. VI, 292. Les satires d'Hédyle étaient nombreuses si nous en croyons Athénée (cf. X, Ai A, n, e, et VIIl, SAA, f). Remarquer surtout l'expression o'j/oçdtYO'JÇ xaTaXéywv.

5. C'est le jugement de Théodoridas, qui n'était pas favorable à Mnasalque (AP. XIII, 21, 3):

*A |xtb(Ta ô' a'jTÔj tSç £itxa>vi5a TcXata; "^H; aTiocTTiâpayfia.

7. Théodoridas a écrit des poésies votives, et ce genre plaisait aux épigrammatistes phéniciens. Cf. VI, 222 (Théodoridas), et VI, 223 (Antipater). Cet Antipater est le Sidonien, car l'épigramme fait partie de la Couronne.

car ils ont recueilli une épigramme de Mnasalque » et deux de Théodoridas.

Méléagre est donc assez équitable, mais sa galanterie fit quelquefois tort à son jugement. Les critiques ont toujours traité avec complaisance les héroïnes de l'histoire ou de la légende. Ils se les figurent charmantes et n'ont pas a craindre de les trouver cruelles. Le Proème de la Couronne nous t)résente tout d'abord trois femmes ; Callimaque et Simonide passeront ensuite. Tel un amateur un peu libertin place au seuil de sa galerie le groupe des trois Grâces. Devant le piédestal, Méléagre entasse les fleurs les plus brillantes et les plus recherchées =». Anyté mérite cet enthousiasme ^ ; mais Nossis et Moerp eurent sans doute plus de beauté que de talent.

Les versificateurs du ii" siècle sont aussi jugés avec trop d'indulgence. Heureusement leur stérilité nous épargne des lectures fastidieuses : car le compilateur était incapable de choisir. Dioscoride, sans appartenir à cette période, en a presque tous les défauts. Il abuse de l'adresse et de la facilité. Ses panégyriques d'Anacréon ou de Sophocle nous ennuient souvent, mais ils avaient beaucoup de succès ^, et Méléagre dut satisfaire ses lecteurs.

I. Athénée, IV, i63, a. Cette épigramme se retrouve deux fois dans le volume de Gougny (III, 71, et V, i/j). Pour Théodoridas, cf. AP. XIII, 8 et 21.

a. Notamment lo xpivov dont Dioscoride parle en ces termes (III, 116): xpîvov PaffiXixbv, TOUTOU to avOo; (TTeçavwiJLaTixov è<TTi, xaXou|xevov vtz èvt'wv Xetpiov. Voir aussi Athénée, XV, 681, n; 683, d. Pour l'iris (qui sert de symbole à Nossis), voir Nicandre cité par Athénée, XV, 683, e. Les expressions de Méléagre sont pleines de galanterie (AP. IV, 1, 9, 10):

... [JLupÔTivouv eùdcvQefxov îpiv No(T<TÎôo;, r|; ôéXTOi; xY)pbv eTYj^ev "Epto;.

Knaack en a déjà fait la remarque.

3. Anyté fut assez populaire; son influence est visible chez Mnasalque (AP. IX, lU, et IX, 333) et les poètes syriens (AP. VII, ai5, Anyté; VII, 21/i, Archias). '

4. AP. VII, 3i, 37. Cf. AP. VII, 2, 6, 8 (Antipater); i3 (Méléagre); i4, i5 (Antipater); 23, 26, 27, 29, 3o, 34 (Antipater); 79 (Méléagre); 81 (Antipater).

Alcée de Messénie est fort bien traité et pour les mêmes raisons. L'emblème de Samos est une branche de laurier: c'est bien excessif. Denys de Cyzique » et Polystrat^ ne nous ont laissé que cinq ou six épigrammes ; mais Polystrate est appelé la fleur des poètes et comparé a l'amaracus 2, gloire des couronnes antiques. Anlipater de Sidon obtient plus large hospitalité que Léonidas etCallimaque 3. L'œuvre achevée, l'érudit se rappela qu'il était poète. Dans son Anthologie, il se fit la part du lion. Je doute qu'il ait pu se résoudre à oublier un seul de ses vers ^. Malgré les suppressions des Byzantins, le manuscrit lui en attribue encore plus de huit cents. Un moderne se fût tenu à la porte du sanctuaire, mais les Grecs ont moins de scrupule, ou peut-être plus de franchise.

Le scoliaste nous apprend que les épigrammes dé la Couronne étaient disposées suivant l'ordre alphabé-

î . Plusieurs Denys fournirent des épigrammes à V Anthologie de Céphalas. Il faut distinguer Denys d'Andros (AP. VII, 533), Denys de Rhodes (AP. VII. 716) et Denys de Cyzique (AP. VII, 78). Le premier fut admis dans la Couronne de Philippe; les deux autres, dans celle de Méléagre. J'ai pourtant des doutes sur l'existence de Denys de Rhodes. On dirait que l'adjectif *P6oio;a été ajouté par le scoliaste, parce que dans l'épig. VII, 716, il est question d'Ialysos. Si j'ai raison, Méléagre n'a connu que Denys de Cyzique. Ce poète vivait au u* siècle, car il a parlé de la mort d'Ératosthène.

Page 1