‹ Méléagre de GadaraChapitre 58 sur 190 · AP. XII, 86; VI, 3/io · texte numérisé non relu

AP. XII, 86; VI, 3/io

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pédiques; elle protège, dit Théocrite, le mariage de Chrysogone et d'Amphiclès.

Ici le plaisir naît du contraste. Ailleurs, la ressemblance est plus complète » , bien qu'elle soit fugitive et n'ait pas le temps de nous ennuyer. Les auditeurs d'Antipater et d'Archias étaient ravis de telles rencontres. Les mots "Axpiç, "Ay.p'.o'., "Ay.p'.Sa^ annoncent qu'il va être question de cigales. Il est piquant de voir trois auteurs s'ébattre dans un champ si restreint. Une sorte de concours est ouvert entre Mnasalque, Léonidas et Méléagre. Ces rapprochements n'étaient pas rares. L'imagination des Grecs aime les cadres traditionnels. Des pièces commençant par IlTve, Ala^eiv ou Tu[j.65ç, devaient tout au moins appartenir au même genre.

Plus loin des épigrammes s'opposent comme le double visage d'un Hermès. D'abord l'afïirmation, puis la pâli nodie. L'écrivain a mis au début deux expressions pareilles. Placés à côté l'un de l'autre, les deux poèmes se feront valoir ^.

Antipater a composé une épitaphe demi sérieuse, demi bouffonne, dont le premier vers est une invocation à la stèle funéraire. Méléagre, annonçant la mort de son rival, lui emprunte ce mouvement oratoire. Grâce au choix heureux de quelques mots, les lecteurs de la Couronne passaient sans intermédiaire de l'original à l'imitation A.

D'ailleurs l'Anthologie, malgré son désordre, avait de l'unité. Mille images, austères ou riantes, se succédaient comme au hasard, mais quelques-unes, sans cesse ramenées, se gravaient plus profondément dans la mémoire. A la longue, elles faisaient centre. Des lignes s'ébau-

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