I. AP. V, 17/i
a. AP. XII, 70 et tA7. Cf. V, t36, in fine,
h. AP. XII, 4i, TTjpa'jyYiç 'AitoX>.68oTo; ; XII, 9^, o(X(xa<Ti 6'*HpâxA£iTo;; XII, 133 (Aristajçoras), o[x|xa«Ti Tepitvà locltl', XII, 137 (Alexis), àxTîve;...7rat5bc àii' opôaXfxtov; XII, 16/1, àêpoxô[xyiv...KXe66ovi>.ov; XII 256, à6pox6|i.r(V...Myt(ixov.
Méléagrc ne voyait pas bien, c'est peut-être qu'il ne regardait pas toujours. Il ne distingue pas ses maîtresses; n'oublions pas qu'il en eut six en même temps.
On a droit de ne point admettre cette excuse, et de reprocher à ce raffiné un manque de délicatesse. Le Syrien subit trop profondément l'influence des mœurs orientales. Il naquit et vécut dans le pays des harems. Il faut dire pourtant que cette fougue impétueuse ne dura pas; c'est seulement au début que le poète voulut unir Anticlée à Timo, et Héliodora à Timarion. Chez un jeune homme ces égarements sont pardonnables. Les désirs de Chérubin s'élancent vers la comtesse, mais ils s'arrêtent sur la suivante.
Méléagre ne prétend point à la fidélité. Il accepte jusqu'aux faiblesses d'Héliodora, et demande seulement que la lampe s'éteigne, et que le rival favorisé soit saisi d'un profond sommeil ^. C'est une vengeance de comédie.
Mais quelquefois sous les plaisanteries on devine la souffrance. Puisse la lampe d'Héliodora veiller sur elle et la garder pure ^ î Une épigramme du cinquième livre est traversée par un beau cri de jalousie douloureuse. Sans doute, dans ces vers 3, il n'y a pas un nom propre, et le lecteur craint vaguement d'être ému par un lieu commun. Mais ces quelques mots ont un accent qui pénètre; l'amant délaissé se maîtrise un instant et cherche à raisonner : il veut se prouver à lui-même la perfidie et la cruauté de l'infidèle.
D'ordinaire, Méléagre a moins de réserve. Il crie, jure, recherche tous les signes de la trahison, et attise le flambeau qui l'éclairé, et qui le btûle; voici tous les signes