A. AP. IV, I, V
ïlepcroO T eùtoÔY) ayolvo^ à|jir,(T(i[X£vo;.
Cf. Théophraste, Histoire des plantes, IV, 8 ... yivexai o ay^oi^o:;... [lixol^'j toj Tî Aiêâvou xat aXXo'j xtvb; opouç... eîffêaXXovTt 6' et; tov tôtcov eùôu; odjxr, 7tpo<T6cxVAet. Cf. aussi Hoefer, Phénicie, p. 38, Hoefer cite plusieurs textes de la Bible, et ajoute : « Ces passages prouvent que le kaneh avait la forme d'un roseau, et qu'il exhalait une odeur aromatique. C'était probablement une ombellifère d'odeur pénétrante. » Voyez enfin Nonnos de Panopolis, Dionysiaques, ch. XL, et la note 17, dans la traduction de Marcellus.
5. AP. IV, I, 49 sqq. Cf. AP. VII, ^28. Le palmier était le plus bel ornement de la Judée (Strabon, XVI, 2, lu). Pline, Histoire naturelle, XIII, '4. Cf. Duniy, Histoire romaine, IV, p. 743.
CHAP. VIII. LE SENTIMENT DE LA NATURE. l33
prenons que récrivain ne parle pas par ouï-dire ^ Il a dû regarder dans les bazars lyriens d'autres plantes moins communes, l'amome et la myrrhe, qu'on tirait de Perse ou d'Arabie 2.
Cette flore exotique ne fait point tort à celle de la Grèce. Docile aux leçons de ses maîtres, Méléagre s'attache à dessiner et à peindre : le laurier est noirâtre; l'épi, doré; la menthe, verte; le bleuet, d'une teinte assombrie 3. D'autres épithètes donnent à la plante une personnalité poétique, rappellent une légende ou font entrevoir un paysage. Le narcisse aime les pluies ^, le lis souriant habite les montagnes 5, l'hyacinthe porte des caractères sur ses feuilles ^,
Les écrivains de décadence se plaisent aux longues énumérations. Méléagre devait trouver des symboles pour les jeunes gens de Tyr et les auteurs de V Anthologie 1, L'occasion a stimulé son zèle, mais son imagination n'en avait pas besoin. Il entasse autour de Zénophile une moisson de fleurs printanières 8. « L'enfant, dit-il, est plus belle que les couronnes. » Mais on voit bien que, pour lui, ces beautés se complètent sans se nuire. Le
î. AP. IV, I, /i3 sqq. :
X'jpîav (TTax'JOTpi'/a... vâpSov.
Cf. Pline, Histoire naturelle, XII, 13 : «... folio parvo densoque. Cacumina lu aristas se spargunt. »
Ijxupvatouç Te xA<xôou; Ntxaivéxou.
Cf. Pline, Histoire naturelle, XII, i3. Pour la description de l'arbre ù myrrhe, voyez également Pline, op. cit., XII, 17. — AP. IV, i, 33. L'amome venait de Médie ou des Indes (Théophraste, Histoire des plantes, IX, 8).