‹ Méléagre de GadaraChapitre 9 sur 190 · AP. x4i et · texte numérisé non relu

AP. x4i et

3. Il me semble même que, par moment, Finsler est trop crédule. L'épig. V, a, est adespote dans le Palatin; mais, dit le critique, cette pièce, mise à la place d'honneur, devait appartenir à l'auteur de la première Anthologie. Planude nous l'affirme, et il faut le croire. Je ne saurais m'y résoudre. Méléagre n'a jamais flétri la rapacité des courtisanes. A-t-il pu se féliciter de voir en songe Sthénélaïs et d'obtenir ses faveurs sans la payer?

l6 MÉLÉAGRE DE GADARA.

oublie ces deux mots, ou bien il les répète sans raison pour combler une lacune ^ Le lecteur perd une notion utile ou conçoit une idée fausse. Du moins, avec de l'attention, peut- on découvrir la faute, et quelquefois la corrigera

Malgré tant d'ignorance, les copistes ont voulu composer un commentaire. Le Palatinus est enrichi de notes marginales, où plusieurs personnes ont mis la main. La valeur des renseignements est très inégale. Réduits à eux-mêmes, les Byzantins s'agitent dans le vide. Ils ont eu la prétention de juger les maîtresses de Méléagre; mais la sentence du critique est toujours tirée de l'épigramme qu'il a sous les yeux. Le poète dit-il du bien de l'hétaïre, elle prend le nom de jeune fille; ces amours sont-ils troublés par la jalousie, Héliodora et Zénophile ne sont plus que des prostituées 3.

Parmi ces pauvretés, on rencontre quelques données précieuses. Elles viennent de loin, et les scoliastes n'ont eu qu'à transcrire quelque auteur ancien. C'est ainsi qu'ils

I. Kaibel, De monumentorum aliquot graecorum carminibus, Bonn, 1871,?. 17: « Qui tune temporis colligendis digerendisque epigrammatis vacabant, eximio quodam vacui horrore ducti, cujuslibet poetae nomine quam molestissima aÔTQXov nota singula carmina quae àosaTroxa ferebantur insignire maluerunt. »

a. L'épig. V, 82, anonyme dans le Palatin, est attribuée à Méléagre par Planude, à Denys par la Sylloge Barberino-Vaticana. Planude a certainement tort. S'il s'est trompé, c'est qu'il avait mis dans son recueil une pièce de Méléagre avant l'épig. V, 83.

Pour l'épig. V, 172, c'est le Palatin qui nous indique le nom de l'auteur. Cette attribution est exacte. Il suffit pour s'en convaincre de comparer les numéros 172 et 178 du manuscrit. Ces deux quatrains ont été écrits pour se faire pendant. Le second appartient à Méléagre, le "premier est donc également de lui. Mais le poète avait aussi composé la pièce précédente (V, 171). La répétition des formules fatigua l'attention des scribes, et dans la Sylloge Barberino- Vaticana, l'épig. V, 172, est adespote.

3. Il est curieux de comparer le texte de l'épigramme et le jugement de l'annotateur. Cf. surtout : AP. V, i36, eîç xopr,v 'HXtoSiopa; i/io, el; xopr.v Zr.voçi- Aav; i44, eî; xipYjv ZY)voçîXav; i5i, el; ZrjvoçtXav tyiv èauToO Iptofilvr^v; 172, eî; AY5[ià> TYjv âauToO èpwfxévYiv; ig5, et; vt\y eautoO èpa)[x£vrjv ZrjvoçtXav; 160, el; ATQfio» rriv iTaîpav; i65, el; 'HXioôtopav tyiv i-caipav; 197, el; Tijxà) xoi Ar,|xà) ta; Itaipa; ; 30/4, et; Tt|xdtptov iTatpav ; i84, el; èïitopxov Ixaîpav; 191, el; èxaipav aawtov.

Page 1