I. AP. VIT
l/ja MÉLÉAGRE DE GADARA.
jaillissantes. Un citoyen de Pamphylie fut enterre près de l'aqueduc dont il avait doté la ville K On espérait que le murmure du ruisseau bercerait le sommeil du bienfaiteur. Jusque dans la sépulture, le Grec conserve l'aisance aimable de sa race. Il s'adresse aux passants, leur demande ([uelques respects, leur indique une place ombragée dans le voisinage. C'est un génie bienveillant et familier.
Paul de Saint- Victor admirait justement l'épitaphe du petit /Esigène^. Cette poésie, religieuse bien qu'ironique, s'achève en deux vers pour ne point peser sur une humble mémoire. « Terre, notre nourricière à tous, sois légère à celui qui fut toujours léger pour toi. »
Les pièces écrites pour Charixène, Cléariste et Héliodora 3 sont des lamentations toutes pleines de cris et de sanglots. Et pourtant leur brièveté semble appeler le ciseau du graveur. C'est un privilège de la Grèce d'avoir mis tant de concision dans un thrène, ou tant de souplesse dans une inscription,
Méléagre a composé quatre épitaphes pour son tombeau ^. Il se plaisait à reprendre coup sur coup les mêmes sujets et à montrer ainsi toute la variété de son talent. On ne vit pas impunément avec un Antipater. Du moins ces prétentions sont-elles justifiées par quelque adresse. Les deux premiers poèmes énumèrent seulement les œuvres de l'auteur et les pays qu'il a traversés. Quelques idées sur la mort et sur la vieillesse font à cette biographie une conclusion d'une gravité aimable. La troisième épi-
I. Lanckoronski, Les Villes de la Pamphylie et de la Pîsidie, Paris, t. I, 1890, p. 192, 11° 107 :
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a. AP. VII, 461.