‹ Mélodies poétiques (volume 2)Chapitre 5 sur 103 · LES HEURES · texte numérisé non relu

LES HEURES

I^s heures sont des fleurs Tune après l'autre écloses Dans réternel hymen de la nuit et du jour ; 11 faut donc les cueillir comme on cueille des roses. Et ne les donner qu*à Tamour.

Ainsi que de Téclair rien ne reste de Theure Qu*au néant destructeur le temps vient de donner ; Dans son rapide vol embrassez la meilleure, Toujours celle qui va sonner ;

Et retenez-la Lien au gré de votre envie, Gomme le seul instant que votre âme rêva, Comme si le bonheur de la plus longue vie Etait dans l'heure qui s'en va !

Vous trouverez toujours, depuis Theure première Jusqu'à rheure de nuit qui sonne douze fois.

Les vignes sur les monts inondés de lumière, Les myrtes à Tombre des bois.

Aimez, buvez : le reste est plein de choses vaines. Le vin. ce sang nouveau, sur la lèvre versé.

Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans nos veines Et donne Toubli du passé.

Qiie rheure de Tamour d'une autre soit suivie ! Savourez le regard qui vient de la beauté :

Etre seul, c'est la mort ! Être deux, c'est la vie ! L'amour, c'est l'immortalité 1

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