SUR L'ECORCE D'UN ARBRE
Un jour de fêle, Un jour de deuil, La vie est faite En un clin d'œil.
sous LES PINS DU CHATEAU DE
La fraîcheur descend de l'arbre
Sur le marbre, Sur la rose el le gazon , Sur les charmantes prairies,
Si fleuries, Qui courent à l'horizon.
Sous la verdoyante arcade
La cascade ^ Tombe avec Tombre du soir, Avec l'odeur exhalée
De Tallée, Ainsi que d'un encensoir.
Assis sous Fombre flottante,
Douce tente Déployée en verts rameaux, On ressent au fond de Tâme
Cette flamme Qui donne l'oubli des maux.
On voit tomber de la source,
Dans sa course, L'eau d'une naïade en pleurs, Et qui mollement arrive
Sur la rive Pour jouer avec les fleurs.
Tout donne joie au village
Qu'au bel âge Avec tant d'amour j'aimai.
Lorsque les joyeuses filles
Aux charmilles Cueillaient les roses de mai.
Que manque-t-il à ta fête,
poète?
Ton regard ne sourit pas. . .
— La femme que j'ai laissée,
La pensée, Errante sur tous mes pas.