‹ Mélodies poétiques (volume 2)Chapitre 54 sur 103 · U MELODIES · texte numérisé non relu

U MELODIES

Ainsi, dans ton Inde chérie, Au fond des bois et des vallons, Tu n*entends pas h voix qui crie :

Marchand éThabiU et vieux galons !

Tu n*entends pas ces bruits de foule.

Ces pavés que nous écrasons, Ce féroce omnibus qui roule En déracinant les maisons ;

Et les orgues de barbarie, Avec leurs faussets déchirants, Orchestre affreux qui se marie A la voix des ténors errants ;

La clameur d'une immense ville, Les échos de tous ses faubourgs.; Une armée au pas qui défile Avec musique et vingt tambours;

Et, sous un ciel qui toujours pleure Et chante faux sur tous les tons, Douze mille fiacres à l'heure Labourant cent mille piétons.

Oiseau, je veux ouvrir ta cage, Oui, tu seras libre demain...

Non, il est trop loin, ton bocage, Et tu n'en sais pas le chemin.

CHANT DE MOUNOUSSAMY

slupide étranger! quelles mœurs sont les tiennes? Gomment donc vivez -vous dans vos cités chrétiennes ? Quoi ! je t'ouvre ma porte et je te fais asseoir -A ma table, à côté de ma femme fidèle, Et tout  coup, chez moi, tu veux Temparer d*elle, Et Tenlever le même soir !

frêle Européen ! tu te crois donc de taille, Tu te crois donc de force à me livrer bataille, A lutter avec moi dans mes amours? Enfant!

Sais- tu que ma vigueur, jour et nuit sans égale, Ravit la femme et tue un tigre de Bengale, Gomme ferait un éléphant?

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