‹ Mélodies poétiques (volume 2)Chapitre 8 sur 103 · LA MEILLEURE MUSIQUE · texte numérisé non relu

LA MEILLEURE MUSIQUE

A l'heure où la femme N'ose refuser, Quand la lèvre en flamme Lui chante un baiser ;

A l'heure où les gerbes Sont d'un or vermeil, A l'heure où les herbes Brûlent au soleil ;

A l'heure où repose Le pauvre faucheur, Où la jeune rose .N'a plus de fraîcheur,

Mai 1839

Oiseau qui fredonne L*amour dans les airs, Cygne qui nous donne Ses derniers concerls,

Ruisseau qui babille Sous le vert rameau.

Chant de jeune lille Dansanl sous Tormeau ;

Mélodie immense, Orcheslre enchanté.

Qui meurt ou commence Dans les nuits d été ;

Brise des collines.

Golfe murmurant, Saule qui t'inclines Sur Tonde en pleurant ,

Douces harmonies, Vous ne valez pas Deux bouches unies Qui se parlent bas.

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