LA MEILLEURE MUSIQUE
A l'heure où la femme N'ose refuser, Quand la lèvre en flamme Lui chante un baiser ;
A l'heure où les gerbes Sont d'un or vermeil, A l'heure où les herbes Brûlent au soleil ;
A l'heure où repose Le pauvre faucheur, Où la jeune rose .N'a plus de fraîcheur,
Mai 1839
Oiseau qui fredonne L*amour dans les airs, Cygne qui nous donne Ses derniers concerls,
Ruisseau qui babille Sous le vert rameau.
Chant de jeune lille Dansanl sous Tormeau ;
Mélodie immense, Orcheslre enchanté.
Qui meurt ou commence Dans les nuits d été ;
Brise des collines.
Golfe murmurant, Saule qui t'inclines Sur Tonde en pleurant ,
Douces harmonies, Vous ne valez pas Deux bouches unies Qui se parlent bas.