‹ Mélodies poétiques (volume 2)Chapitre 90 sur 103 · OLYMPIA · texte numérisé non relu

OLYMPIA

Quelle fêle! quel jour de gloire et d'allégresse! Apollon redescend au milieu des humains !

Le myrte et le laurier manqueront a la Grèce Pour couronner ce Dieu ciselé par tes mains î

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Olympia, c'est toi qui, par un doux mystère, As conduit mon ciseau pour le rendre immortel ; Je voudrais que ce Dieu, dédaigneux de la terre. Remontât vers l'Olympe et te laissât l'autel.

Femme, je t'ai jadis aimée Sur d'autres bords, sous d'autres cieux, Dans quelque oasis parfumée, Douce aux mortels et chère aux dieux.

Cette terre, où tu fus si belle, Nous vit mourir le même jour.

Mais notre âme n'est pas mortelle, Et notre âme, c'est notre amour!

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