‹ Mélodies poétiquesChapitre 25 sur 122 · SOUPÇON INJUSTE · texte numérisé non relu

SOUPÇON INJUSTE

L*aube n*est pas levée encore, Où courez-vous, le front riant?

Allez-vous remplacer Taurore , Vieille concierge d'Orient ?

El, dans un élan qui vous pose Sur la cime du mont vermeil.

Avec vos jolis doigts de rose Ouvrir les portes du soleil ?

Quel souci vague ou quelle idée, Ou quel songe au réveil soudain, Fleur vivante, vous a guidée Vers les sœurs de votre jardin ?

Tibur, 1834

Tout dort âjBins la villa de marbre :

Le ruisseau pur dort dans les prés, L'oiseau sous les feuilles de Tarbre.

La cigale sur le cyprès.

— Je vais, bien avant la lumière, Là-bas, aux bords de TAnio, Rendre visite à la cbaumiére Du bon vieillard Antonio.

J*ai su qu*il était en souffrance :

Quand la nuit couvrait Thorizon Il aura rêvé l'espérance.

Je veux que son rêve ait raison.

J*ai là des pièces d*or sans nombre ; Me comprenez-vous? — En effet, Deux choses se cachent dans l'ombre Le crime comme le bienfait.

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