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AIR DE LA CHANSON DU RENDEZ-VOUS

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le lui a repro . ché plus de cent fois.

lia Chanson du Rendez-vous (')• (lorient, bbetagne.)

C'était un jeun[e] gardien de ville, En faisant l'amour à une brune , Et pour un[e] fois qu'il a manqué

D'aller la voir, La belle lui a reproché

Plus de cent fois.

Va donc , va donc , amant volage ,

f1) Comparez la chanson que M. A. Theuriet a publiée dans la Revue des Deux Mondes (1876) sous le titre de la Chanson du Jardinier. Elle commence autrement :

Un jardinier de bonne mine Était épris d'une beauté; Pour une fois qu'il a manqué

A son devoir, Il a laissé sa belle amie

Au désespoir.

Et elle finit par ce couplet qui nous manque : Ah! si l'amour prenait racine, J'en planterais dans mon jardin.

J'en planterais si long, si large

Aux quatre coins, Que j'en donnerais à toutes les filles

Qui n'en ont point.

Quant aux autres couplets, ils sont presque tout-à-fait semblables à ceux de notre chanson. On trouve dans J. Olivier (le Canton de Vaud , Lausanne, 1837, 2e vol.) la var. suiv. de la chanson du Rendez-vous :

Pour un garçon qui est à maitre, Ne fait pas l'amour quand il veut.

« Pour une fois que j'ai manqué

D'aller vers vous, Oserais-je me rapprocher,

Belle de vous »

« Eh! oh! las! oui, ce lui dit-elle, Serez toujours mon cher ami ; Asseyez-vous dessus ce banc

Près de mon lit, Nous causerons de nos amours

Toute la nuit. »

Il ne fut pas minuit sonné

Tu reviendras quand tu voudras, Tu reviendras quand tu voudras,

Mon bel ami; Tu trouveras la porte ouverte

Toute la nuit.

Le beau galant n'a pas manqué

A l'heure que la bell[e] lui a dit ;

« Eh! dormez-vous, sommeillez-vous,

Mon cœur joyeux, A la porte il est arrivé,

Votre amoureux. »

Que le coq se mit à chanter ; « Oh! je voudrais, mon bel ami,

Qu'ainsi fut dit, Que ce coq qui chante si bien

En fût rôti!

Voici une autre var. tirée du Romancero forézien de Noelas :

Sont trois mariniers de Loire, Tous trois variant leurs beautés !

— Oh! de l'aller voir, Pour une fois que j'ai manque', La belle me l'a reproché,

Mais plus de cent fois.

— Reviens, reviens, mon bel ami

Sur l'heure de minuit!

Les portes resteront ouvertes Mais toute la nuit!

— Ni je ne dors, ni je ne veille, Toute la nuit je pense à vous ,

A vos beaux yeux doux ; Je dis marions-nous!

— Quand vous viendrez dans ma chambre , Venez-y bien doucement;

Car si mon père vous entendait, Où ce donc que j'en serais?

Ils n'ont pas resté deux heures ensemble Que l'alouette chante le point du jour : Alouette, belle alouette, Oh ! tu as menti !

Tu as chanté le point du jour Et il ne sonne que minuit !

La Rev. des Deux Mondes du 15 mars 1862 nous fournit une var. berrichonne de la même chanson.

Non, je ne dors, pas de sommeil, Toute la nuit je pense à vous ; Marchez tout doux, parlez tout bas,

Mon bon ami , Car si mon papa vous entend

Morte je suis. »

Ils n'étaient pas deux heur[es] ensemble Quand le coq chantait le jour -, Tais-toi, tais-toi, mon ami coq,

Tu as menti , Toi qui chantes le point du jour,

Il n'est que minuit. »

Ils n'étaient pas trois heur[es] ensemble Quand l'alouette marquait le jour; « Belle alouette, belle alouette,

Tu as menti , Toi qui marques le point du jour,

Il n'est que minuit. »

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