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LA LÉGENDE DU LAC D'ISSARLES

Au nord-ouest de l'Ardèche, sur les limites de la Haute-Loire et de la Lozère , dans la commune d'Issarlès , on remarque un des plus vastes lacs qu'ont formés les bouches de volcan des Cévennes du Nord. L'origine de ce lac est ainsi racontée dans une légende que je dois à une vieille femme de Sainte -Eulalie1, commune voisine d'Issarlès.

« Il y a près de chez moi une vaste paroisse qui , aux temps anciens , se composait de maisons éparses dans la campagne et d'une ville qu'on nommait Issarlès. Un jour, un pauvre vint en cette paroisse demander l'aumône. Il commença par la campagne. A la première maison qu'il rencontra : « Donnez -moi quelque chose, dit-il, j'ai faim ! » « Oh ! mon ami, je n'ai rien pour vous donner, dit avec pitié une femme. » « N'auriez-vous pas quelques pommes de terre dans votre marmite ? » « Oui , répondit la femme, en voilà deux, si vous voulez. » Le pauvre en prit une et s'éloigna.

Il poursuivit son chemin et arriva sur le seuil d'une autre maison.

« Donnez -moi quelque chose pour l'amour de Dieu ! » La femme se leva et dit : « Mon ami , nous n'avons point de pain , mais la pâte est dans la maie (2) toute prête, le four est presque chaud ,

nous allons enfourner et nous vous ferons une petite pompe (3), asseyez-vous et attendez. »

(!) Nannelte Lévcsque.

(2) Vaisseau de bois où l'on tient la pâte et les pains avant de les enfourner.

(3) Sorte de pain au lait plus délicat que le pain ordinaire.

Taranis, Dieu Gaulois du Tonnerre ( Voir la Bibliographie.)

Le pauvre dit : « Votre pain est cuit. » La femme dit à son mari : « Mon mari , le pauvre dit que notre pain qui est dans la maie est cuit , comment cela se pourrait-il, nous ne l'avons pas mis au four! » Le mari regarde la maie, il voit le pain cuit, et près des grands pains il voit une petite pompe : « Ce que vous avez annoncé est arrivé , dit-il au pauvre , le pain est cuit sans avoir été enfourné ; c'est une permission de Dieu. Asseyez-vous à notre table et mangez avec nous. » Le pauvre refusa. « Prenez , dit le mari , la pompe que ma femme voulait préparer pour vous et qui est cuite avec les grands pains. » Le pauvre prit la pompe et. avant

de s'éloigner, il dit aux époux : « Dans peu de temps , vous entendrez un grand bruit, soyez sans inquiétude. »

A quelque distance de la maison , le pauvre rencontra deux petits enfants qui jouaient. « Que faitesvous là, mes enfants? »

« Nous nous amusons. »

« Vous n'avez pas faim ? »

& Non. » « Si vous voulez un peu de pompe, je vous en donnerai. » « Tout de même, nous en mangerons bien. » Le pauvre partagea la pompe et en donna la moitié à chacun des enfants qui se mirent à courir auprès de leur mère : a Maman, un pauvre nous a donné à chacun une moitié de pompe. » La mère les gronda : « Il ne faut jamais prendre le pain des pauvres, il n'est pas propre, je vous défends de manger de cette pompe. »

« Maman , elle est bien bonne, elle est meilleure que notre pain. » « Je vous défends d'en manger, je ne connais pas celui qui vous l'a donnée. »

Et ce disant, elle prit les morceaux de pompe des mains des enfants et les jeta dans l'auge aux cochons.

Quelques instants après, le pauvre se présentait à la porte de la maison de cette femme, située à l'entrée même de la ville. Les enfants l'indiquèrent à leur mère qui s'écria : « Vous demandez l'aumône, vous qui distribuez votre pain aux enfants que vous rencontrez en chemin! Votre pain, vous feriez bien de le garder. Ce n'est pas une nourriture faite pour mes enfants. Pour moi, je n'ai rien à donner à ceux qui donnent. »

Le pauvre se retira , il pénétra dans la ville , implora la charité de maison en maison et partout fut rebuté. Il allait quitter la ville , quand , sur les confins , il aperçut deux petites maisons ; il voulut tenter une nouvelle épreuve en s'y adressant.

De la première maison vers laquelle il s'était dirigé une femme sortit : « Je n'ai point de pain, dit-elle, je n'ai que du levain ; en voulez-vous, je vous en donnerai ? » « Je ne puis manger le levain , répondit le pauvre. » Cette femme mentait, elle avait du pain, mais n'en voulait pas donner.

Le pauvre fit quelques pas plus avant et fut bientôt vers la seconde maison. Assise près de la muraille , une femme trayait une chèvre. « J'ai bien soif, fit le pauvre, me donneriez-vous un peu de lait ? » « Ah ! mon ami , je vous donnerai tout le lait de ma chèvre , si vous voulez. » « Je ne veux point tout le lait de votre chèvre , un peu me suffira. » La femme alla chercher un verre , le remplit de lait et l'offrit au pauvre. « Voulez-vous y tremper du pain , dit la femme. » « Non , je n'ai pas faim , je n'ai que soif et j'ai plus qu'il ne me faut pour boire. » Il but, et comme la femme continuait à traire sa chèvre , Jésus s'approcha d'elle (car le pauvre c'était Jésus) et lui dit : « Vous allez entendre un grand bruit, si grand qu'il soit et de quelque côté qu'il vienne, ne vous retournez pas, continuez à traire votre chèvre. »

Au même instant, un grand bruit éclata. C'était la ville d'Issarlès qui s'enfonçait dans la terre béante. La femme tourna à demi la tête pour voir d'où venait le bruit , elle n'avait pas encore achevé ce mouvement , qu'elle fut engloutie avec la ville. Une nappe d'eau ne tarda pas à recouvrir toutes ces ruines.

Par un temps clair , on aperçoit , au fond du lac , les débris de la ville d'Issarlès et on distingue , à côté d'une petite maison, la dernière de la ville, une femme qui, de ses deux mains, trait une chèvre. Cette femme, je l'ai vue (*) moi-même bien des fois, quand je passais au bord du lac. »

Pour copie conforme :

Victor Smith.

DICTIONNAIRE DES NOMS

DONNÉS AUX HABITANTS DES DIVERSES LOCALITÉS DE LA FRANCE

(Suite.)

Ilien, de Batz, c™, c°n du Croisic, arr* de Saint- Nazaire, dép' de la Loire-Inférieure. « Les Iliemies de Batz, comme on les appelle, sont remarquablement fortes et belles. » (Le Breton, par Alf. de Courcy). On sait que le bourg de Batz est situé dans une île.

Islérien, d'LLLlERS, cb.-l. de con, arr1 de Chartres, dép* d'Eure-et-Loir.

Jaguiat, de Saint-Jacut-de-la-Meh, e»«, con de Ploubalay, arr* de Dinan , dép' des Côtes-du-Nord.

(l) C'est une habitude chez les conteurs de se mettre toujours en scène et d'apporter leur témoignage comme affirmation de leurs îécits.

Janvillois (4), de Janville, ch.-l. de c0", arr* de Chartres , dép* d'Eure-et-Loir.

Jarais, de Rive-de-Gier, ch.-l. de con, arr' de Saint- Etienne , dép1 de la Loire.

Joinvillois (2), de Jûinville-en-Vallage , ch.-l. de con, arr1 de Vassy, dép1 de la Haute-Marne.

Josselinais, de Josselin, ch.-l. de con, arr1 de Ploërmel, dép1 du Morbihan. « Un Josselinais, le Père Irénée de Sainte-Marie, nous a donné la légende de l'histoire de Notre-Bame-du-Boncier. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )

Jouysotier, de Jouy, c"c, c°» et arr1 de Chartres , dépt d'Eure-et-Loir.

Juanais, du golfe Jouan, près Cannes, dép' des Alpes- Maritimes. « Les Juanais prétendent que leur climat et préférable à celui de Cannes. » (Edm. Texier, dans l' Illustration, t. XLIV.)

Jurassien , du Jura , département. « L'assolement biennal ou triennal, combiné soit avec la jachère, soit avec la culture de la pomme de terre , est adopté par les laboureurs jurassiens. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)

Juvigniasien (3) , de Juvigny-sur-Loison , cne, con et arr1 de Montmédy, dép1 de la Meuse. « Les premiers développements du claustrum des bénédictines juvigniasiennes sont ensevelis dans les ténèbres. » (Hist. de Montmédy, par Jeantin. )

Juzancourtois, de Juzangourt, cne, con d'Asfeld, arr1 de Béthel, dép1 des Ardennes.

Labourdin , du Labourd , pays dans le dép1 des Basses- Pyrénées. « Les Labourdins ont beaucoup plus de luxe que les Souletins. » (France pittoresque, par Ab. Hugo. )

Laférois, de La Fère-en-Tardenois , ch.-l. de c°n, arr1. de Château-Thierry, dép1 de l'Aisne. « Les milices laféroises, précédées d'une strophe chronologique sur la ville de La Fère , par Collet. »

Lamballois, de Lamballe, ch.-l. de con, arr1 de Saint- Brieuc, dép1 des Côtes-du-Nord. « Il est sans exemple qu'un Lamballois soit devenu autre chose qu'un maçon. » (Recherches sur Michel Colombe, par P. de Courcy).

Landais , des Landes , département. « Le Landais n'a aucune expérience des dehors sous lesquels l'homme civilisé enveloppe son exploitation du prochain. « (H. Maret, dans Y Illustration, t. XLV.) On dit aussi Landescot et Lanusquet, mais surtout en parlant des bergers qui gardent leur troupeau montés sur des échasses. « Pour l'emploi des échasses , les Landescots ou Lanusquets sont uniques dans le monde. » ( Géographie universelle, par El. Reclus.)

Landavallois , de la lande de Lanvaux , dép1 du Morbihan.

Langeronnais , de La Ferté-Langeron, h., cnc de Chantenay-Saint-Imbert, con de Saint-Pierre-le-Moutier, arr1 de Ncvers, dép1 de la Nièvre.

Langrois, de Langues, ch.-l. d'an*, dép1 de la Haute-

(i) Janville, cne, con dcTroarn, arr1 de Cacn (Calvados). — Janville, cnc, con et arr' de Compiègne (Oise ).

(2) Joinville-le-Pont, c"c, con de Charenton-le-Pont , arr' de Sceaux (Seine).

(3) Les habitants de huit autres communes du nom de Juvicny portent la même appellation.

Marne. « En 1445, Charles VII permit aux Langrois d'élire quatre d'entre eux pour gouverner la ville. » (Langres, par F. Bourquelot.)

Languedocien, du Languedoc, anc. prov. « Quant à la religion , le Languedocien en pousse l'attachement jusqu'au fanatisme. » (Géogr. universelle, par Malte- Brun.)

Lannionais, de Lannion, ch.-l. d'an4, dép4 des Gôtesdu-Nord.

Laonnais , de Laon , ch.-l. du dép* de l'Aisne. « Le siège de 1594 est un des plus mémorables qu'aient jamais soutenus les Laonnais. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilhert. ) On trouve aussi Laudunois. « Le Laudunois, par Damien de Templeux, 1020. »

Laudois, de Saint-Lô, -ch.-l. du dép1 de la Manche.

Lauraguais , de Laurac , cne, c°» de Fungeaux , arr1 de Gastelnaudary, dép* de l'Aude. « Sous les effets d'un régime abondant, la race lauraguaise prendrait un poids considérable. » (Eug. Gayot, Mouton.)

Lavallois (J), de Laval, ch.-l. du dépt delà Mayenne. « L'intérêt mercantile fit taire dans le cœur des Lavallois leur dévotion innée. » (Laval, par Ar. Guilbert.)

Lavedanais , du Lavedan , pays dans le dép1 des Hautes- Pyrénées. « Les Lavedanais ayant querelle contre les Aspois invoquèrent l'aide d'un sorcier. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )

Lectourois, de Lectoure, ch.-l. d'an*, dép1 de la Gironde. « Physiologie du Lectourois et de la Lectouroise, par Ulysse Pic. »

Lédonien, de Lons-le-Saulnier , ch.-l. du dép1 du Jura. « Les Lédoniens acceptèrent, sans discussion, toutes les conditions qu'il plut à Henri IV de leur imposer. » (Lons-le-Saulnier, par Ch. Toubin.)

Léonais, du pays de Léon, dép* du Finistère.

Léonard, de Saint-Pol-de-Léon , ch.-l. de con, arr1 de Morlaix, dép1 du Finistère.

« J'aime la chair du Léonard

Nourri de méteil et de lard ;

Ceux de Tréguier ont un bon goût

De crêpe frite et de vin doux ;

Mais pour Vannes et Quimper, bonsoir !

Ces gens mangent trop de blé noir ! »

( Chanson popul. )

Leuquois, de Toul, ch.-l. d'an*, dép' de la Meurtheet Moselle. « Le Foyer leuquois. Faits, épisodes et scènes historiques pris dans Toul et ses environs , par C. L. Bataille. » Ce terme, beaucoup plus savant que l'appellation vulgaire Toulois , est rarement employé.

Lexovien, de Lisieux, ch.-l. d'an*, dép1 du Calvados. « Nous ne pouvons dire si l'appétit des Lexoviens a jamais mérité de devenir proverbial. » (Blason popul. de la Normandie , par A. Canel. )

Lézadois(2), de Lé/at-sur-Lèze , cne, c011 duFossat, arr1 de Pamiers , dép1 de l'Ariége.

Lézignannais (3), deLÉziGNAN, ch.-l. de c011, arr' de Narbonne, dép1 de l'Aude. « Les Lézignannais en

(!) Les habitants de douze communes du nom de Laval portent la même appellation.

(2) Lézat, c"% c"Q de Morez, arr1 de Saint-Claude (Jura ).

(3) Lézignan , c"% c0" de Lourdes, arr1 d'Argelès (Hautes- Pyrénées). — Lezignan-la-Cere, c"% c°" de Montagnac, arr' de Béziers (Hérault).

masse ont adressé une protestation à l'autorité supérieure. » (L'Ordre, 15 mai 1877.)

Libournais, de Liiîourne, ch.-l. d'an*, dép1 de la Gironde. « Vers le milieu du XVIe siècle, la prospérité commerciale des Libournais fut troublée par l'insurrection des Pitaux et des Guitres contre les gabeleurs. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.)

Lillois, de Lille, ch.-l. du dép1 du Nord. « Le Lillois, ami du travail, de l'ordre, froid et réservé par caractère , subit les événements sans les provoquer. » (Lille, par Ed. Le Glay. )

Limésien, de Limesy, cnc, con de Pavilly, arr1 de Bouen, dép1 de la Seine-Inférieure. Voir Cidévillien.

Limousin, de Limoges, ch.-l. du dép1 de la Haute- Vienne. « Depuis deux mois , je me suis entouré de Limousins; j'ai vu des échantillons de toutes les classes de la société limousine. » (Le Limousin, par Era. de la Bédollière. )

Lisonais, de Lison, cne, con d'Isigny, arr1 de Bayeux, dép1 du Calvados. « Pour ce qui concerne les Lisonais, le sobriquet de terrinet sera une allusion au genre d'industrie de la commune. » (Blason popul. de la Normandie, par A. Canel.)

Lochois, de Loches, ch.-l. d'an*, dép1 d'Indre-et- Loire. « Le poète lochois fait passer sous les yeux de ses auditeurs les personnages célèbres du pays. » (Congrès archéologique de France, 30e session.)

Lodévois , de Lodève, ch.-l. d'àrrt, dép1 de l'Hérault.

Loirain , de la Loire -Inférieure, département. La même dénomination s'applique aux habitants des départements de la Loire et de la Haute-Loire.

Lordadois , de Lordat, c110, c°n des Cabanes, arr1 de Foix, dép1 de l'Ariége.

Lorientais, de Lorient, ch.-l. d'arr1, dép1 du Morbihan. « Etrennes lorientaises. »

Lorrain, de la Lorraine, anc. prov. « Lorrain, vilain, traître à Dieu et à son prochain. » (Âne. prov.)

Losnois, de Saint-Jean-de-Losne, ch.-l. de con, arr* de Beaune , dép1 de la Côte-d'Or. « Pendant les guerres de religion du XVIe siècle , les Losnois triomphèrent des intrigues et des attaques de tous les partis. » {Saint-Jean-de-Losne , par Em. Jolibois.)

Loudéacien, de Loudéac, ch.-l. d'an*, dép' des Côtesdu-Nord. « Les Loudéaciens les plus distingués sont l'archidiacre Bivallon , Bréham de Plélo et le brave général Gautier. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )

Loudunois, de Loudun, ch.-l. d'an*, dép* de la Vienne. « Urbain Grandier fut accusé d'avoir écrit, de concert avec Suzanne Hamon, loudunoise, la Lettre de la cordonnière de la Beine à M. de Baradas. » (Loudun, par Ar. Guilbert.)

Louhannais , de Louhans, ch.-l. d'an*, dép1 de Saôneet-Loire. « Henri IV, voulant récompenser les Louhannais de leur dévouement, avait l'intention d'établir un bailliage dans leur ville. » (Louhans, par Ch. Toubin.)

Loupéien (*), de Louppy, c10, con et arr1 de Montmédy, dép1 de la Meuse.

Loupiot, de La Loupe, ch.-l. de con , arr1 de Nogentle-Botrou, dép1 d'Eure-et-Loir.

(') LOUI'PY-LE-CHATEAU et LOUPPY-LE-PETIT, CDl'Sj con de

Yaubccourt, arr' de Bar-le-Duc (Meuse).

Lourdois 02) , de Lourdes, ch.-l. de c011, arr* d'Argelès, dép* dos Hautes - Pyrénées. « Les lourdois ignorent que c'est posséder les biens que savoir s'en passer. » (L. Rouyer, dans {'Illustration, t. XLIII.)

Lozérien, de la Lozère, département. « Crimes lozériens, par Chabrol. »

Luchonnais, de Bagnères-de-Luchon , ch.-l. de con, arr1 de Saint-Gaudens , dép1 de la Haute-Garonne. « Il fallut faire venir une compagnie de dragons pour forcer les Luchonnais à souffrir la prospérité de leur pays. » (Voyage aux Pyrénées, par II. Taine. )

Luçonnois, de Luçon, ch.-l. de c°», arr1 de Fontenayle-Comte, dép1 de la Vendée.

Lunotier, de Lunay, c110, con de Savigny, arr* de Vendôme , dép* de Loir-et-Cher.

Lurois, de Lure, ch.-l. d'arr1, dép1 de la Haute- Saône.

Lyonnais, de Lyon, ch.-l. du dép* du Rhône. « Recherches pour servir à l'histoire de Lyon , ou les Lyonnais dignes de mémoire, par l'abbé Pernetti. »

Macèrien, de Mézières, ch.-l. du dép1 des Ardenues.

Maçonnais, de Maçon, ch.-l. du dép1 de Saône-et- Loire. « Ce qui distingue surtout les Mdconnaises , c'est un petit chapeau de feutre placé sur le côté droit de la tète. » (France pittoresque, par Ab. Hugo.)

Maguelonnais . de Magueloxne, h., clic de Villeneuve, c°" de Frontignan , arr' de Montpellier, dép* de l'Hérault. « Ce fut un service que Charles Martel rendit aux Maguelonnais de faire raser leur ville. » (X. Feyrnet, dans V Illustration, t. XL1V.)

Maintenonnais , de Maintenon, ch.-l. de con, arr1 de Chartres, dép1 d'Eure-et-Loir.

Maisdonais, de Maisdon, cne? con d'Aigrefeuille , arrt de Nantes, dép* de la Loire-Inférieure.

Malouin, de Saint-Malo, ch.-l. d'arr1, dép* d'Ille-et- Vilaine. « Au moyen du fort Solidor, le duc de Bretagne, Jean IV, priva les Mulouins de leur commerce avec Dinan. » {Recherches sur la Bretagne, par Delaporte.)

Malvillois, de Malville, cIie, con de Savenay, arr* de Saint-Nazaire , dép* de la Loire-Inférieure.

Mamertin, de Mamers, ch.-l. d'arr*, dép* de la Sarthe.

Manceau, du Mans, ch.-l. du dép* de la Sarthe. « De ces peuplades de nos Chartrains sont sortis les Manccaux, Angevins, Vendosmois, Orléanais, Tourangeaux et autres du costé de Normandie. » (Hist. de Chartres, par Souchet. )

Manouiot, de Manou, cne, con de La Loupe, arr1 de Nogent-le-Rotrou, dép* d'Eure-et-Loir.

Mantillien, de Mantiixi, cIie, con de Passais, arr* de Dornfront, dépt de l'Orne. « Les Manlilliens ont le titre de va-nu-pieds dopais qu'en -1039 ils refuseront l'exécution des édits bursaux. » (Le Normand, par Ein. de la Bédollière. >

Mantoisi1), de Mantes-sur-Seine , ch.-l. d'arr1, dép* de Seine-et-Oise. « Ce fut sur l'emplacement de Mantes-le-Château que les Mantois relevèrent leur cité, i) (Mantes, par Alex. Dufaï.)

Maraichin, du Marais, pays dans le dép1 de la Vendée.

(') Lourdes, cne, con de Saint-Bertrand, arr1 de Saint-Gaudens ( Haute-Garonne).

Mames-la-Yille, c"-, con et arr' de Mantes (Seine-ct- Oise.)

« L'homme de la Gàtine est désigné généralement sous le nom de bocager ou boccain, et l'homme dos Marais sous celui de maraichin. » (Les Primes d'honneur en 1805. )

Marandais ('), de Marans, ch.-l. de c011, arr1 de Rochefort, dép* de la Charente-Inférieure. « L'Indicateur Marandais, journal commercial, littéraire et d'annonces. »

Maransin, du Maransin , pays dans le dép* des Landes. « Le Maransin , que l'on nomme dans le pays Couziot et à Bordeaux Parent, est bûcheron de naissance. » (Les Primes d'honneur en 1805.)

Maranvillois , de Maranville, cllc, con de Juzcnnecourt, arr1 de Chaumont, dép* de la Haute-Marne.

Maraquais (2), du Marais, pays dans le dép* de l'Eure. « Quand Dieu marchait sur la terre, il heurta du pied une bouse de vache en passant par le Marais , et il en tira le premier Maraquais, qui fut père de tous les autres. » (Blason popul. de la Normandie, par A. Canel.)

Marchois, de la Marche, ancienne province. « Le Marchais est intelligent, actif, sobre, patient, économe, industrieux.» (Géogr. universelle, par Malte- Brun. )

Marennais (3), de Marennes, ch.-l. d'arr** dép* de la Charente-Infé. « Il a été impossible aux Marennais de soutenir la concurrence des salins de l'Est et du Midi. » (Géogr. universelle, par El. Reclus.)

Marmandais, de Marmande, ch.-l. d'arr', dép* de Lotet-Garonne. « Revue Marmandaise , journal littéraire, commercial, agricole et d'annonces. »

Marnais, de la Marne et de la Haute-Marne, départements.

Maroillais, de Maroilles, c»«, c0" de Landrecies, arr* d'Avesnes , dép1 du Nord. « La sous-race maroillaise se distingue du type de Bergues par moins d'ampleur et plus de finesse dans l'ensemble. » (Eug. Gayot, Bêtes bovines. )

Marseillais(4), de Marseille, ch.-l. du dép1 des Bouches-du-Rhône. « C'est aux Marseillais que l'on doit l'importation dans la Gaule du blé , de la vigne et de l'olivier. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert.) On se sert quelquefois aussi des termes Massilien et Massaliote , qui sont les anciens noms.

Martegallais , de Martigues, ch.-l. de con, arr1 d'Aix, dép* des Bouches-du-Rhône. « Le Martegallais est le souffre-douleur de la Provence entière. » (Le Provençal, par Tax. Delord). On dit aussi Martigal : « Une des fêtes favorites des Martigaux est encore la chasse aux canards et aux macreuses. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )

Marvillois, de Marville, cne, con et. arr' de Montmédy, dépt de la Meuse. « L'idole de Mars ilrr, Marvillois était si révérée que, chaque année, les Tréviriens arrivaient la quérir, en grande pompe, pour présider

(*) Marans, cne, c,m et arr' de Segré ( Maine-et-Loire).

(2) Le Marais- Vernier , c»", con de Quilleheuf, arr' de Pont- Audemer ( Eure).

(3) Marennes, c"% c"" de Saint-Symphorien-d'Ozon, arr' de Yicuue ( Isère).

(*) Mabseili.es-les-Aubic.nv , "", c011 de Sancergues. arr' de Sancerre (Nièvre). — Makseille-le-Petit , ch.-l. de con, arr' de Beauvais (Oise).

à leur haute solennité. » (Hist. de Montmédy, par Jeantin. )

Marvillot, de Marville-les-Bois , c™, c011 de Châteauneuf, arr1 de Dreux , dép1 d'Eure-et-Loir.

Maubeugeois, de Maubeuge, ch. -1. de con, arr1 d'Avesnes , dép1 du Nord.

Maurepaillis , de Maurepas, cne, con de Combles, arrt de Péronne, dép1 de la Somme.

Mauriennais , de Saint-Jean-de-Maurienne, ch.-l. d'arr1, dép1 de la Savoie.

Mauvésien , de Mauves-sur-Huisne , cn6, con et arr1 de Mortagne, dép1 de l'Orne.

Médoquin , du Médoc , pays dans le dép1 de la Gironde. « Les Mcdoquins content que leurs lièvres sont si hardis qu'ils courent après les lévriers. » (Antiquités des villes de France. )

Meldois, de Meaux, ch.-l. d'arr1, dép1 de Seine-et- Marne. « Essai sur les affections et mœurs des Meldois. »

Melgorien, de Mauguio, ch.-l. de con, arr1 de Montpellier, dép1 de l'Hérault.

Mellois, de Melle-sur-Béronne , ch.-l. d'arr1, dép1 des Deux-Sèvres.

Melunais, de Melun , ch.-l. du dép1 de Seine-et-Marne. « J'ai écrit hospitalité melunaise; j'aurais préféré mèlodunoise, cela sonne mieux, mais dans l'imprimé que j'ai sous les yeux et qui me vient tout droit de Melun, je lis Expositon melunaise. » (X. Fernet , Illustration, t. XLIII.)

Mémoniais , de Mémont , cne, con de Sombernon , an4 de Dijon, dép1 de la Côte-d'Or.

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