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ANECDOTE ARABE

On raconte qu'un moine, dont la prière était habituellement exaucée, se trouvait un jour assis au bord

de la mer, lorsque vint à passer un milan tenant dans une de ses serres une petite souris qui lui échappa et tomba sur le moine. Celui-ci , touché de compassion pour la souris, la prit, l'enveloppa dans une feuille et l'emporta chez lui. Craignant que ses gens ne missent peu d'empressement à l'élever, il pria son Seigneur de la changer en jeune fille , et aussitôt elle devint une jeune fdle douée d'une grande beauté. Le moine la conduisit auprès de sa femme , et dit à celle-ci : « Voici une fdle qui m'appartient, et je désire que tu la traites comme mon enfant. » Lorsqu'elle eut atteint l'âge nubile, le moine lui adressa ces paroles : « Ma chère fdle, te voilà devenue grande , et il te faut absolument un mari; choisis donc celui qui te convient, afin que je t'unisse à lui. » — « Puisque vous me laissez libre de choisir, » répondit-elle, « je veux pour époux celui qui est le plus puissant dans le- monde. » — « Tu désires peut-être le soleil ? » reprit-il , et il alla trouver le soleil, auquel il dit : « 0 toi qui es essentiellement grand, j'ai une fille qui désire avoir pour époux celui qui est le plus puissant dans le monde ; voudrais-tu te marier avec elle? » — « Je vais vous indiquer quelqu'un de plus puissant que moi, » répondit le soleil : « c'est le nuage, qui m'obscurcit, qui fait pâlir mes rayons et ternit la splendeur de mes feux. » — Le moine se rendit auprès du nuage et lui rapporta les paroles du soleil. — « Et moi, » dit le nuage, « je vais vous indiquer quelqu'un de plus puissant que moi : allez trouver le vent qui me fait avancer ou reculer, qui me pousse à l'orient et à l'occident. » Le moine alla trouver le vent et lui tint le même discours qu'au nuage ; mais le vent lui dit aussi : « Je vais vous indiquer quelqu'un de plus puissant que moi : c'est le mont, que je ne puis remuer. » Et le moine vint s'adresser au mont, qui lui fit cette réponse : « Je vais vous indiquer quelqu'un de plus puissant que moi : c'est le rat, dont je ne puis me défendre quand il me perfore et fait de moi son habitation. » Enfin le moine s'en alla dire au rat : « Veux-tu épouser cette jeune fille? » — « Et comment le pourrais-je? » s'écria le rat, « mon trou est étroit, et le rat ne s'allie qu'avec la souris. » Le moine alors pria son seigneur de changer la jeune fille en souris , comme elle était auparavant, et cela au grand contentement de la jeune fille. Aussitôt Dieu la fit revenir à sa première condition , et elle s'enfuit avec le rat.

(Extr. de la Revue orientale, 5e année, n° 55.)

DICTIONNAIRE DES NOMS

DONNÉS AUX HABITANTS DES DIVERSES LOCALITÉS DE LA FRANCE

(Suite.)

Mendois , de Mende , ch.-l. du dépt de la Lozère.

Mentonais, de Menton, ch.-l. de c°n, arr1 de Nice, dép* des Alpes-Maritimes. « Les Mentonais ne se sont point fatigués à bâtir des églises grandioses et des palais somptueux. » (X. Fernet, dans Y Illustration, t. XLIV.)

Mercorien, de Mirecourt, ch.-l. d'an*, dép1 des Vosges.

Mesquerais, de MJBSQUBH-, e"0, c°» de Guérande, arr1 de Saint-Nazaire, dép1 de la Loire-Inférieure. « Les Mesquerais portent , comme les autres paludiers , le bragoubraz de toile blanche. » (Géogr. de la Loire- Inférieure, par Eug. Talbot.)

Messin (*), de Metz, c™, c™ et arr1 d'Annecy, dép1 de la Haute-Savoie.

Meurthois, de la Meurtre, département. « Les Meurthois sont doux et serviables , peu sensibles aux doctrines subversives. » (F. de Gaaita, Meurthe.)

Meusien, de la Meuse, département. « Histoire de Montmédy et des localités meusiennes de l'ancien comté de Chiny, par Jeantin. »

Mézin, du Mézinc, pays dans le dép1 de la Haute-Loire. « La vache auvergnate a moins de corps que la mézine, mais elle supporte mieux la fatigue. » (Lu Loire historique, par Touchard-Lafosse. )

Minervois, de Minerve, cne, c°n d'Olonzac, arr1 de Saint-Pons, dép1 de l'Hérault.

Mirebalais (2), de Mirebeau-en-Poitou , ch.-l. de c°", arr1 de Poitiers , dép1 de la Vienne.

Moissaguais, de Moissac, ch.-l. d'air4, dép' de Tarnet-Garonne. « Le nom de chemin moissaguais sert à désigner la plupart des anciennes voies du département de Tarn-et-Garonne. » (Congrès arch. de France, 32e session).

Moncontourain (3), de Moncontour- de -Bretagne, ch.-l. de con, arr1 de Saint-Brieuc, dép1 des Gôtes-du- Nord.

Mondoublotier, de Mondoubleau, ch.-l. de con, arr1 de Vendôme, dép1 de Loir-et-Cher. Voir Dunoison.

Monégasque, de Monaco, principauté, dép1 des Alpes- Maritimes. « Le prince Charles III veut que les Monégasques chantent et s'amusent sur son domaine. » (Alf. Asseline, dans Y Illustration, t. LXV. ) Alex. Dumas a dit quelque part : « Je ne sais si les Monacois sont bien nourris, mais je doute que les Monacoises soient bien coiffées. » C'est là un barbarisme forgé par le romancier.

Montalbanais , de Montauban , ch.-l. du dép* de Tarnet-Garonne. « Les Mo7italbanais entretenaient une correspondance fort active avec Raymon. » (Hist. de Montauban, par H. Lebret.) On trouve aussi Montaubanais. « Les bœufs de la partie méridionale du Quercy sont nommés tantôt montaubanais , tantôt quercinois. » (Eug. Gayot, Bêtes bovines.).

Montargiois, de Montargis, ch.-l. d'arr1, dép1 du Loiret. « M. Ravault, peintre montargiois , a publié plusieurs lithographies du château. » ( La Loire historique, par Touchard-Lafosse.) On trouve aussi Montargois : « Poton de Xaintrailles épousa, en 1431, une jeune Montargoise. » (Du siège de Montargis, par Dupuis. )

Montbardois, de Montbard, ch.-l. de con, arr1 de Semur, dép1 de la Côte- d'Or. « Les Montbardois

(!) Metz-en-Couture, cne, con de Bertincourt, arr' d'Arras (Pas-de-Calais). — Metz-le-Comte , cne, c°n de Tanlay, arr' de (Uamecy (Nièvre). — Metz-Robert, cne, con de Chaouree, arr' de Bar-sur-Seine (Aube).

(2) Mirebeau-sur-Bèze , ch.-l. de con, arr1 de Dijon (Côted'Or).

(3) Moncontour-de-Poitou , ch.-l. de con, arr* de Loudun (Vienne).

passent pour être vifs, enjoués, spirituels, prévenants et affectueuse envers les étrangers. » (Montbard, par B. Guérard).

Montbrisonnais (*), de Montbrison , ch.-l. d'air', dépt de la Loire. « Les malheureux Montbrisonnais étaient précipités un à un du haut de leur tour. » [Le Forésien, par L. Roux. ) Montdidérien , de Montdidier, ch.-l. d'arr1, dép1 de la Somme. « Je suis trop bon Montdidérien pour m'élever contre les éloges qu'Adrien de Valois fait de notre ville. » (Hist. de Montdidier, par V. de Beauvillé.) Montfortois (-) , de Montfort-l'Amaury, ch.-l. de con, air* de Rambouillet, dép1 de Seine-et-Oise. « Du Montfortois, je passe au pays Mantois, ainsi nommé de Mantes, sa capitale. » {Hist. de Chartres, par Souchet. ) Montignonnais , de Montigny-devant-Sassey, ce, c°" de Dun-sur-Meuse , arr1 de Montmédy, dép1 de la Meuse.

Montinien , de Mont-devant-Sassey , clie, con de Dunsur-Meuse, arr1 de Montmédy, dép1 de la Meuse. « La basilique de Mont ouvrait son porche polychrome aux populations monliniennes. » ( Hist de Montmédy, par Jeantin. ) Montivillion , de Montivilliers , ch.-l. de con , arr1 du Havre , dép1 de la Seine-Inférieure. Voir Harfleurtois. Montluçonnais , deMoNTLUÇON, ch.-l. d'arr1, dép1 de l'Allier. « Le seigneur de Montluçon prélevait une amende sur les femmes qui battaient leurs maris , et ce n'était pas le moindre de ses profits, ce qui fait l'éloge de la longanimité des époux montluçonnais. » (La Loire historique, par Touchard-Lafosse.) Montmédien , de Montmédy , ch.-l. d'arr1 , dép* de la Meuse. « Les anciennes industries montmédiennes sont, entre autres , la chamoiserie et préparation des peaux de mouton, et les manufactures de cannes communes. » (Hist. de Montmédy, par Jeantin.) Montmorillonnais , de Montmorillon , ch.-l. d'arr*,

dép1 de la Vienne.

Montoirien (3) , de Montoir-de-Bretagne , cne, c°n et arr1 de Saint -Nazaire, dép' de la Loire -Inférieure. « Les Montoiriennes sont en général grandes, bien faites, brunes aux traits piquants, s (La Loire historique, par Touchard-Lafosse.) Montois, du Mont-Saint-Michel, cnc, con de Pontorson, arr1 d'Avranches , dép1 de la Manche. « Les habitants de l'abbaye du Mont-Saint-Michel et ceux de leurs vassaux qu'on appelle les Montois ne peuvent communiquer avec la terre -ferme que pendant la moitié de leur vie. » (Mémoires de Mmo de Créquy.) On dit aussi Michelliste : « Chaque communication des Michellistes avec le continent fut achetée par quelque rencontre meurtrière. » (Hist. d'un beau pays, par B. Robidou.) Montpelliérain, de Montpellier, ch.-l. du dép' de l'Hérault. « Les Montpelliérains sont à moitié médecins et pleins de respect pour la science hypothétique

(!) Montbrison, cne, con de Grignan , arr' de Montélimart (Drôme).

(2) Les habitants de dix autres communes du nom de Montfort ont la même appellation.

(3) Montoire-sir-le-Loir , ch.-l. de con, arr1 de Vendôme (Loir-et-Cher).

d'Esculape. » (Le Languedocien, par Em. de la Bédollière).

Montreuillais (l) , de Montreuil-sur-Mer, ch.-l. d'arr1, dép' du Pas-de-Calais. « En 1188, Philippe- Auguste accorda une charte de commune aux Montreuillais. » (Hist. des villes de France, par Ar. Guilbert. )

Montrognon, de Montigny-le-Gannelon, c^, con de Cloyes, arr1 de Chàteaudun, dép1 d'Eure-et-Loir. Voir Cloysien.

Montsaugeonnais , de Montsaugeon, cnc, con et arr1 de Chaumont, dép1 de la Haute-Marne.

Morbihannais, du Morbihan, département. « Les Morbihannais descendent de ces Venètes qui donnèrent au monde l'exemple d'une peuplade courageuse, conservant sa liberté intacte au milieu des Gaules asservies. » (Guerre de la Vendée, par Alph. Beauchamp).

Mordelais, de Mordelles, ch.-l. de con, arr1 de Rennes, dép1 d'Ille-et- Vilaine. « Porte Mordelaise , » à Rennes.

Morlaisien , de Morlaix , ch.-l. d'arr1, dép* du Finistère. « Charles IX donna aux Morlaisiens, en 1566, la première cour consulaire du duché. » (Hist. des villes de France , par Ar. Guilbert. )

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